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CORONA 21

L’offrande de gâteau

 

Avec Corona 20 nous avons vu que l’holocauste était accompagné de l’offrande de gâteau. Avant de tirer des instructions de cette offrande, laissons la Parole de Dieu nous la présenter :

« Et voici ce que tu offriras sur l’autel : deux agneaux d’un an, chaque jour, continuellement ; tu offriras l’un des agneaux le matin, et le second agneau tu l’offriras entre les deux soirs, et un dixième de fleur de farine, pétrie avec un quart de hin d’huile broyée, et une libation d’un quart de hin de vin, pour un agneau. Et tu offriras le second agneau entre les deux soirs ; tu l’offriras avec la même offrande de gâteau qu’au matin, et la même libation, en odeur agréable, un sacrifice par feu à l’Éternel. Ce sera l’holocauste continuel… à l’entrée de la tente d’assignation, devant l’Éternel, où je me rencontrerai avec vous » (Ex. 29. 38 à 42).
Les agneaux offerts chaque jour, matin et soir, pour être brûlés en entier, sont appelés l’holocauste continuel. Ce sacrifice quotidien, présenté par les sacrificateurs, était accompagné d’une offrande de gâteau. Cette offrande était aussi apportée par les Israélites quand l’un d’eux offrait « un sacrifice par feu à l’Éternel, un holocauste, ou un sacrifice pour s’acquitter d’un vœu, ou un sacrifice volontaire…, il présentait aussi une offrande de gâteau d’un dixième de fleur de farine pétrie avec le quart d’un hin d’huile » (Nomb. 15. 3).
« Et quand quelqu’un présentera… une offrande de gâteau à l’Éternel, son offrande sera de fleur de farine, et il versera de l’huile sur elle, et mettra de l’encens dessus ; et il l’apportera aux fils d’Aaron, les sacrificateurs ; et le sacrificateur prendra une pleine poignée de la fleur de farine et de l’huile, avec tout l’encens, et il en fera fumer le mémorial sur l’autel : un sacrifice par feu, une odeur agréable à l’Éternel » (Lév. 2. 1 et 2).
« Aucune offrande de gâteau que vous présenterez à l’Éternel ne sera faite avec du levain ; car du levain et du miel, vous n’en ferez point fumer comme sacrifice par feu à l’Éternel,… et toute offrande de gâteau, tu la saleras de sel » (Lév. 2. 11 à 13).
Les composantes témoignent de la parfaite humanité de l’homme Christ Jésus.

La fleur de farine obtenue sous la pression de la meule, évoque la pureté accompagnée de la souffrance. Le Christ Jésus « s’est offert lui-même à Dieu sans tache » (Héb. 9. 14). « Il s’est abaissé lui-même, étant devenu obéissant jusqu’à la mort » (Phil. 2. 8). Il se présente comme le don du Père, ce « véritable pain qui vient du ciel », donnant la vie au monde (Jean 6. 32).

L’huile éclairant le lieu saint du tabernacle est une image de l’Esprit Saint qui est descendu sur Jésus « sous une forme corporelle, comme une colombe ; et il y eut une voix qui venait du ciel : Tu es mon Fils bien-aimé ; en toi j’ai trouvé mon plaisir ». Les quatre évangiles précisent ce moment unique quand notre Sauveur est entré dans son ministère public (Mat. 3. 16 ; Marc 1. 10 ; Luc 3. 22 ; Jean 1. 32). L’offrande de gâteau était pétrie à l’huile et ointe d’huile. Pendant trois ans, Jésus a marché « dans la puissance de l’Esprit » (Luc 4. 14), apportant la grâce et la vérité. Il s’est aussi présenté comme étant la lumière du monde (Jean 8. 12).

L’encens est un parfum qui remplit l’endroit où il est brûlé. Telle fut la vie magnifique de notre Sauveur. Nous Le voyons au tombeau de Lazare, levant Ses mains vers le ciel pour louer Son Père devant la foule éplorée ; ou sur la montagne, quand Ses prières montaient « comme l’encens, l’élévation de ses mains comme l’offrande du soir » (Ps. 141. 2).

Le sel empêche la putréfaction. Non seulement rien ne pouvait corrompre le saint Fils de Dieu : ni Satan au désert, ni la mort, n’ont eu d’emprise sur lui, comme l’annonçait le Ps. 16. 10 : « tu ne permettras pas que ton saint voie la corruption ».

Une libation de vin : la libation était l’acte de verser sur une stèle ou sur l’holocauste (Gen. 35. 14 ; Nomb. 28. 7). Le vin procure la joie (Prov. 31. 6 ; Cant. 2. 4 ; Jean 2. 3 à 11), il est associé à l’offrande de gâteau. Le Fils était les délices du Père « toujours en joie devant lui » (Prov. 8. 30). C’est « à cause de la joie qui était devant lui, qu’il a enduré la croix » (Héb. 12. 2).

Deux éléments devaient être absents de l’offrande de gâteau :

Le levain qui, dans la Parole est toujours une image de la chair qui s’oppose à Dieu (Gal. 5. 19 ; 1 Cor. 5. 6 et 7). Comme le levain fait lever toute la pâte, les pensées charnelles conduisent aux actes les plus mauvais. Il en de même quand il s’agit de doctrines, les vérités de la Parole sont si vite déformées ! Le serpent ancien a mis en doute la parole de Dieu devant Ève et Adam, pour la déformer et les conduire à la désobéissance. Dans nos offrandes de gâteau, qui sont spirituelles, doit être absente toute gloire personnelle, ainsi que toute manifestation charnelle. Il est écrit de notre Seigneur : « il n’y a point de péché en lui » (1 Jean 3. 5).

Le miel : parle de la douceur des liens terrestres, qui sont bons comme le miel, mais qui ne doivent pas prévaloir sur les droits de Dieu. Notre Seigneur, par la voix prophétique, dit : « Je me suis toujours proposé l’Éternel devant moi » (Ps. 16. 8). Même sa mère et ses frères venant à lui en le cherchant n’avaient pas de priorité sur les droits de Dieu. Il leur répondra : « quiconque fera la volonté de Dieu, celui-là est mon frère, et ma sœur, et ma mère » (Marc 3. 35).
Ces quelques considérations nous montrent combien Dieu prend à cœur la Personne et l’œuvre de Son Fils, Lui « le saint et le juste » (Act. 3. 14). « … et le reste de l’offrande de gâteau sera pour Aaron et pour ses fils : une chose très-sainte entre les sacrifices de l’Éternel faits par feu » (Lév. 2. 3). Jusqu’au retour du Seigneur, les croyants éveillés à une adoration en esprit et en vérité, se nourrissent de Christ comme les sacrificateurs le faisaient de la fleur de farine pétrie à l’huile. L’Homme Christ Jésus a été sur la terre, l’unique véritable offrande de gâteau. Nous chantons, en parlant de Lui à Dieu le Père :

Dans sa mort comme dans sa vie, il accomplissait ton plaisir,
Étant venu, grâce infinie, pour servir, souffrir et mourir.

(Hymnes et cantique 215).