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CORONA 20

L’holocauste, en lisant Lévitique chapitre 1er

 

Avec Corona 19, nous avons considéré la Pâque, une fête annuelle pour les Juifs. Nous nous sommes rappelé que cette fête a une dimension spirituelle pour les chrétiens. Le Nouveau Testament nous indique que le sacrifice représenté par la Pâque est célébré chaque fois que nous nous souvenons en assemblée de la mort du Seigneur, « le premier jour de la semaine » (Act. 20. 7) – ou dans la journée dominicale traduit aussi par : journée du Seigneur ou dimanche, voir 1 Cor. 11. 20 ; Apoc. 1. 10). À la Cène du Seigneur est liée l’adoration. Le livre du Lévitique est d’une grande utilité pour parler à Dieu notre Père de Son œuvre et des gloires de Son Fils. D’entrée, ce livre s’ouvre avec l’holocauste. On pourrait penser que le sacrifice pour le péché aurait dû prendre la première place, mais c’est à dessein que l’Esprit de Dieu présente premièrement l’excellence de Celui qui pour nous a sacrifié Sa vie. Notre adoration sera enrichie par la contemplation des gloires morales du Fils de l’Homme, quand nous nous souvenons de l’immense prix de la rédemption. Le combat de notre Sauveur à Gethsémané et Ses souffrances physiques à Golgotha, quand Il fut crucifié, chargé de nos péchés, conduiront toujours nos cœurs à dire : « Gloire à toi, Seigneur Jésus ! ». Abordons ce merveilleux sujet dans l’ordre donné dans le livre du Lévitique :

1) Les trois premiers chapitres présentent, en image, le Fils qui glorifie le Père ici-bas. L’holocauste et l’offrande de gâteau rendent témoignage du dévouement sans limites de notre Seigneur. Jusqu’à la mort de la croix, Il servit le Père, et par Sa mort, Il donne à tous ceux qui L’ont reçu, une communion heureuse et bénie avec les Personnes divines (1 Jean 1. 3). C’est ce que démontre le sacrifice de prospérité (de paix ou de communion).
2) Dans les chapitres quatre et cinq, nous sommes par avance placés devant la croix, avec les sacrifices pour le péché et pour le délit (culpabilité, ou de réparation). La base pour nous approcher de Dieu est la réalisation pratique  (pratique dans notre vie chrétienne) de notre mort avec Christ (Gal. 2. 20).
3) Dans les chapitres six et sept, comme suite au pardon reçu (voir : Lév. 4. 26 à 5. 26), les sacrificateurs et les fils d’Israël étaient dans la faveur de Dieu pour offrir l’holocauste, l’offrande de gâteau et le sacrifice de prospérité, en odeur agréable à l’Éternel.

Le terme « holocauste » est traduit en anglais par les mots « offrande brûlée ». C’est sur l’autel d’airain que le sacrifice était brûlé en entier. Cet autel donne une image saisissante de la croix de Christ, car l’airain résiste à des chaleurs intenses. Les sacrificateurs offraient l’holocauste continuel, accompagné de l’offrande de gâteau, matin et soir (Ex. 29. 38).
Lors d’une naissance (Lév. 12. 6), d’une guérison (Lév. 14. 30) ou d’une impureté (Lév. 15. 15 à 30), l’holocauste était accompagné d’un sacrifice pour le péché. L’Israélite apportait un agneau et un oiseau pur au sacrificateur, qui examinait l’offrande avant de l’accepter. Cette offrande devait être un mâle et n’avoir aucune tare. Le propriétaire, posait ses mains sur la victime, en signe d’identification, et l’égorgeait, sauf pour les oiseaux. Ce travail-là était réservé au sacrificateur. Le sang de la victime était présenté devant l’Éternel, probablement en élevant le bassin. Ensuite, il fallait asperger avec le sang les côtés de l’autel. Une fois que celui qui offrait la victime avait lavé l’intérieur et les jambes, il découpait la carcasse en morceaux et les donnait au sacrificateur qui les faisait brûler sur l’autel d’airain, en commençant par la tête et la graisse.
L’Éternel, tenant compte des moyens de chacun, offrait trois possibilités aux fils d’Israël : ils pouvaient apporter, pour les uns, un taureau, Lév. 1. 3 à 9 ; pour les moins nantis, un agneau ou un chevreau, v. 10 à 13) ; pour les pauvres, des tourterelles ou des jeunes pigeons (v. 14 à 17).

L’offrande de gros bétail en holocauste exprimait par avance l’engagement de notre Seigneur et Sauveur, qui a dit : « Voici, je viens pour faire ta volonté » (Héb. 10. 9). Quittant la gloire du ciel, pour servir Son Père, « il s’est abaissé lui-même, étant devenu obéissant jusqu’à la mort, et à la mort de la croix. » (Phil. 2. 8). Jésus « s’est offert lui-même à Dieu sans tache » (Héb. 9. 14), et pour cela « il dressa sa face résolument pour aller à Jérusalem » (Luc 9. 51). Avec détermination, Il a dit à Ses disciples : « La coupe que le Père m’a donnée, ne la boirai-je pas ? » (Jean 18. 11), et à Son Père : « C’est pour cela que je suis venu à cette heure » (Jean 12. 27).

L’offrande de menu bétail exprime la soumission de Christ dans la souffrance. N’était-Il pas l’Agneau de Dieu venu pour ôter le péché du monde ? Jean le baptiseur L’a présenté comme tel, et Ésaïe, sept cents ans avant, a dit de Lui : « Il a été amené comme un agneau à la boucherie, et a été comme une brebis muette devant ceux qui la tondent ; et il n’a pas ouvert sa bouche » (És. 53. 7). Son amour pour nous L’a conduit sur le bois de malédiction pour accomplir entièrement l’œuvre que le Père Lui avait donnée à faire.

L’offrande d’oiseaux est une image de la pureté de l’Homme Christ Jésus, venu du ciel. C’était un signe de pauvreté. Celui qui ne pouvait offrir un taureau ou un agneau avait la possibilité de capturer deux oiseaux vivants et purs pour les offrir à l’Éternel. Joseph et Marie, présentant l’enfant Jésus au temple, ont offert pour leur purification, « une paire de tourterelles ou deux jeunes pigeons » (Luc 2. 22 à 24). Le Seigneur de gloire, créateur du ciel et de la terre, est né dans la pauvreté, « afin que par sa pauvreté nous soyons enrichis » (2 Cor. 8. 9).
L’holocauste, brûlé entièrement sur l’autel, matin et soir, nous amène à considérer la vie du Seigneur sur la terre, pendant laquelle, chaque minute a été dédiée à Son Père. Il pouvait dire : « Je fais toujours les choses qui lui plaisent » (Jean 8. 29). L’offrande de gâteau accompagnait l’holocauste, et si le Seigneur le permet, nous aborderons ce sujet prochainement. C’est un terrain saint car il touche à la vie, à la mort et à la résurrection de notre Sauveur ; il touche à la reconnaissance que nous devons à notre Rédempteur, qui nous a achetés pour son Dieu et Père. C’est Lui qui est né dans une étable, pour terminer Sa vie sur une croix d’infamie ! C’est Lui qui fut méprisé, rejeté, humilié, couronné d’épines et crucifié ! Mais Il a été ressuscité par la gloire du Père, et la couronne d’épines a été remplacée par une couronne d’or fin (Ps. 21. 3).