DSC03173

 

CORONA 19

 

Le Seigneur Jésus, notre grand Souverain Sacrificateur, est entré « dans le ciel même afin de paraître maintenant pour nous devant la face de Dieu » (Héb. 9. 24). De là, Il a envoyé le Saint-Esprit, par lequel nous rendons culte à Dieu et qui habite en tous ceux qui ont reçu Jésus comme leur Sauveur personnel. Comme les fils d’Israël ont chanté leur délivrance sur le bord de la mer rouge, les chrétiens chantent leur délivrance à la gloire de leur grand Dieu et Sauveur Jésus Christ.
Si le Seigneur le permet, par la suite, nous aborderons quelques sujets qui viennent enrichir notre adoration.

La Pâque.

À sept reprises, la parole de l’Éternel, par Moïse et Aaron, pour le Pharaon, fut : « Laisse aller mon peuple pour qu’ils me servent » (Ex. 5. 1). Douze face à face avec Moïse et Aaron et neuf plaies successives ne suffirent pas pour incliner le cœur du roi d’Égypte. Le Pharaon est une image de Satan, l’adversaire de Dieu et de Son peuple. Il ne voulait pas être privé de ceux qu’il avait rendus esclaves : Satan lâche difficilement ses proies. Le jour vient où il sera anéanti pour toujours ! Comme le Pharaon a été englouti dans les eaux de la mer Rouge, ainsi « le Dieu de paix brisera bientôt Satan sous nos pieds » (Rom. 16. 20). La dixième et dernière grande épreuve pour les Égyptiens est arrivée : L’Éternel va frapper tous les premiers-nés en Égypte « depuis les hommes jusqu’aux bêtes ». Pour épargner Son peuple du jugement, le Dieu d’Abraham, d’Isaac et de Jacob ordonne la Pâque. Les fils d’Israël étaient-ils moins pécheurs que les Égyptiens ? Non ! « Il n’y a point de juste, non pas même un seul… tous ont péché » (Rom. 3. 10, 22). Le jugement pèse sur tous les hommes mais, pour délivrer Son peuple du pouvoir de Satan et l’amener à Lui, Dieu donne l’agneau, image de son Fils, le véritable « Agneau de Dieu ». Moïse et Aaron devaient parler à toute l’assemblée d’Israël, disant : « Au dixième jour de ce mois, vous prendrez chacun un agneau… par maison,… un agneau sans défaut, mâle, âgé d’un an… vous le tiendrez en garde jusqu’au quatorzième jour de ce mois ; et toute la congrégation de l’assemblée l’égorgera entre les deux soirs. Et ils prendront de son sang, et en mettront sur les deux poteaux et les linteaux des portes, aux maisons dans lesquelles ils le mangeront… Et l’Éternel passera pour frapper… et il verra le sang… et l’Éternel passera par-dessus la porte, et ne permettra pas au destructeur d’entrer dans vos maisons pour frapper » (Ex. 12. 3 à 27). Quel tableau ! Pour être épargné, il fallait accorder foi à la voix de l’Éternel, et ensuite obéir. L’agneau choisi le dixième jour, gardé à part jusqu’au quatorzième jour, nous parle de Christ, «… agneau sans défaut et sans tache, préconnu dès avant la fondation du monde » dont le sang précieux nous rachète de notre vaine conduite (1 Pier. 1. 18 à 20).
Il fallait beaucoup de foi pour faire la Pâque ! Le chef de la maison devait croire à deux choses : 1) que l’Éternel allait frapper ; 2) que le sang aurait le pouvoir de le protéger, lui et les siens. Pour que le jugement sur l’Égypte soit évité, le Pharaon aurait dû laisser le peuple de Dieu s’en aller, et alors l’Éternel aurait fait grâce. Mais Moïse, « par la foi, a fait la pâque et l’aspersion du sang » (Héb. 11. 28). Moïse et Aaron ont cru Dieu, ils ont obéi, le peuple aussi, et ils furent épargnés. Pendant que les Israélites mangeaient l’agneau rôti au feu, sous la protection de son sang, l’ange destructeur passait, frappant à mort les premiers-nés et déclenchant un grand cri d’épouvante et de désespoir dans toute l’Égypte. Cette dixième et dernière plaie est une image d’un jugement infiniment plus redoutable, réservé à ceux qui ne se seront pas mis à l’abri du sang de l’Agneau de Dieu. La Parole appelle ce jugement, « la seconde mort ». Comme il n’y eut aucune différence entre le captif dans la prison et le Pharaon lui-même (Ex. 12. 29), il n’y en aura pas davantage quand, devant le grand trône blanc, paraîtront tous les morts « les grands et les petits » (Apoc. 20. 12). Ces derniers n’auront pas eu droit à la première résurrection, comme conséquence d’avoir rejeté Dieu, le Dieu sauveur. Mais notre Seigneur, par l’évangile, proclame encore : « celui qui entend ma parole, et qui croit celui qui m’a envoyé, a la vie éternelle et ne vient pas en jugement ; mais il est passé de la mort à la vie » (Jean 5. 24).
Pour l’Israélite, la première Pâque fut célébrée de nuit en Égypte, les suivantes dans le désert, et finalement dans le pays promis. C’est pendant la nuit, image de la condition morale qui caractérise ce monde, qu’aujourd’hui les croyants se nourrissent de l’Agneau de Dieu. C’est aussi pour nous, dans le désert, en attendant d’entrer dans la gloire promise, qu’Il est le centre de notre culte. Jésus a été au milieu des condamnés à Golgotha, Il est au milieu des deux ou trois réunis à Son nom, Il sera bientôt vu de nos yeux, au milieu du trône « comme immolé » (Apoc. 5. 6).
Maintenant, pensons à Abraham qui a reçu un bélier pour remplacer Isaac. Quelle louange a dû s’élever de ce père et de son fils quand il a délié Isaac pour placer le bélier sur l’autel ! Voyons aussi les Israélites, à l’abri du sang de l’agneau, se nourrissant de sa chair « rôtie au feu : la tête, et les jambes, et l’intérieur » (Ex. 12. 8 et 9). Rien ne devait être mis de côté, même les parties les moins attrayantes. Elles évoquent pour nous la gloire du Fils de l’homme qui s’est abaissé jusqu’à la mort de la croix, qui n’a pas connu le péché (2 Cor. 5. 21, la tête), qui n’a pas commis de péché (1 Pier. 2. 22, les jambes), et en qui il n’y avait pas de péché (1 Jean 3. 5, l’intérieur). Le souvenir de la mort du Seigneur et de Sa résurrection est, pour les enfants de Dieu, une fête, que nous célébrons « avec des pains sans levain de sincérité et de vérité », car : « notre pâque, Christ, a été sacrifiée » (1 Cor. 5. 8 et 7). Dans l’adoration du Père et du Fils, la Cène du Seigneur est célébrée en mémoire de Lui, « jusqu’à ce qu’il vienne » (Luc 22. 19 ; 1 Cor 11. 26). « Au seul Dieu, notre Sauveur, par notre seigneur Jésus Christ, gloire, majesté, force et pouvoir, dès avant tout siècle, et maintenant, et pour tous les siècles ! Amen » (Jude 25).