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CORONA 18

Un sacerdoce royal

Avec Corona 17, nous avions considéré le service d’adorateurs donné aux croyants pendant la période de la grâce, laquelle s’étend de la Pentecôte à l’enlèvement de l’Église. Si nous servons Dieu en L’adorant, nous devons aussi Le représenter dans ce monde en tant « qu’ambassadeurs pour Christ » (2 Cor. 5. 20). L’attitude de trois hommes guéris par le Seigneur Jésus nous enseigne à ce sujet. Le premier est chassé du temple à Jérusalem à cause de son témoignage. Le Seigneur vient à sa rencontre, Se révèle à lui et, sans attendre, cet homme dit : « Je crois, Seigneur ! Et il lui rendit hommage » (Jean 9. 38) ; la première chose à faire en présence du Fils de Dieu est de L’adorer. Le second se trouve en Marc 5. 19 : un démoniaque, délivré et guéri, doit retourner dans sa maison, et raconter « tout ce que le Seigneur lui a fait ». Le troisième est Bartimée, auquel Jésus dit : « Va, ta foi t’a guéri ; et aussitôt il recouvra la vue, et il le suivit dans le chemin » (Marc 10. 52). Premièrement, connaître le Seigneur et L’adorer, ensuite rendre témoignage de Lui et Le suivre dans le chemin qu’Il nous a tracé en passant « de lieu en lieu, faisant du bien » (Act. 10. 38). Autrefois, le peuple d’Israël devait représenter « l’Éternel Dieu » au milieu des autres nations en étant « un royaume de sacrificateurs, et une nation sainte » (Ex. 19. 6). Par la lecture des Écritures, nous apprenons que ce peuple n’a pas suivi l’Éternel mais s’est attaché aux idoles. À cause de cela, les Juifs furent emmenés à Babylone pour soixante-dix ans. Sous Cyrus, roi de Perse, ils revinrent en petit nombre pour réédifier le temple et restaurer le culte au seul vrai Dieu. Un peu plus d’un siècle avant leur déportation, Ésaïe avait prophétisé à l’endroit du Messie à venir en ces termes : « C’est peu de chose que tu me sois serviteur pour rétablir les tribus de Jacob et pour ramener les préservés d’Israël; je te donnerai aussi pour être une lumière des nations, pour être mon salut jusqu’au bout de la terre » (És. 49. 6). Deux mille huit cents ans après cette prophétie, le règne glorieux de Christ, annoncé par plusieurs prophètes, n’est pas encore venu. Et pourtant le Messie est venu en la Personne de Jésus, que les Juifs et les Romains ont mis à mort. Tout ce qui Le concernait avait été annoncé à l’avance, aussi bien Ses souffrances que les gloires qui suivraient. Le peuple d’Israël retrouvera un jour son rôle de témoin pour Dieu dans ce monde, quand le Seigneur « fera germer » dans le cœur de ce peuple « la justice et la louange devant toutes les nations » (És. 61. 11). Présentement, ce service est donné aux chrétiens nés de nouveau et associés à Christ glorifié dans le ciel mais rejeté du monde. Sauvés par la grâce, par le moyen de la foi, ils sont « une race élue, une sacrificature royale, une nation sainte, un peuple acquis, pour annoncer les vertus de celui qui les a appelés des ténèbres à sa merveilleuse lumière » (1 Pier. 2. 9). Il est important de considérer l’appel des fils d’Israël à être une nation sainte, et de prendre conscience qu’ils ont perdu pour un long temps cette place dans le monde à cause de leur incrédulité – il est important de réaliser cela pour en tirer une leçon pratique, nous qui avons été séparés du monde pour servir Christ qui est « une lumière des nations », le salut de Dieu « jusqu’au bout de la terre ». C’est Lui qui, avant de quitter Ses disciples, leur a donné une mission : « Allez donc, et faites disciples toutes les nations » (Mat. 28. 19). Unis à Lui, sur un terrain nouveau, avec une vie nouvelle, « Nous sommes donc ambassadeurs pour Christ, —Dieu, pour ainsi dire, exhortant par notre moyen; nous supplions pour Christ : Soyez réconciliés avec Dieu ! » (2 Cor. 5. 20). Quelle mission glorieuse !… être Ses représentants, mais quelle responsabilité ! Si nous avons le privilège d’adorer le Père et le Fils en esprit et en vérité, nous avons le devoir, comme ambassadeurs pour Christ, de dire à ceux que le Seigneur place sur notre route : « si tu connaissais le don de Dieu » (Jean 4. 10) et celui qui m’a parlé, qui m’a appelé et m’a rendu juste devant Dieu. En considérant la bénédiction d’appartenir à Christ, sachant qu’Il nous laisse sur la terre pour Le représenter, nous avons le devoir d’annoncer Son glorieux salut pendant qu’il en est temps. Le nom de Jésus attire les uns et fait fuir les autres. Les croyants sont « une odeur de mort pour la mort, et… une odeur de vie pour la vie (2 Cor. 2. 16) ; malgré cela, nous ne nous découragerons pas. Tous ne sont pas appelés à partir en mission au loin, mais cette mission commence dans nos maisons, et dans notre voisinage. Savoir dire : « Seigneur Jésus, ouvre-moi des portes ». Ne craignons pas de saisir les occasions pour indiquer le seul chemin qui mène au ciel. Ce sera à un passant en quête d’un renseignement, à un vendeur sur le marché, à son médecin, ou par interactions virtuelles. N’ayons pas peur des arguments moqueurs de certains, ou de la détresse d’autres, car notre Seigneur, le Maître de la moisson, a dit : « ne soyez pas à l’avance en souci de ce que vous direz, et ne méditez pas votre discours ; mais tout ce qui vous sera donné en cette heure-là, dites-le ; car ce n’est pas vous qui parlez, mais l’Esprit Saint » (Marc 13. 11). Pour apporter le grand message du salut, il faut se nourrir de la Parole de Dieu. Alors nous pourrons tirer de « notre trésor des choses nouvelles et des choses vieilles » (Mat. 13. 52). Un coffre à bijoux ne peux contenir que ce que nous mettons dedans ! Pour convaincre, il faut être convaincu soi-même. On ne nagera jamais si l’on ne se jette à l’eau, mais il est bon de sentir sa faiblesse pour laisser le Seigneur nous guider. S’il est important que tous doivent prendre conscience de leur état de perdition devant Dieu, il est fondamental d’apporter la croix de Christ en annonçant la bonne nouvelle du salut, en étant motivé par la voix prophétique : « Combien sont beaux les pieds de ceux qui annoncent la paix, de ceux qui annoncent de bonnes choses » (Rom. 10. 15 ; És. 52. 7).

Que ne puis-je, ô mon Dieu, Dieu de ma délivrance,
Remplir de ta louange et la terre et les cieux,
Les prendre pour témoins de ma reconnaissance,
Et dire au monde entier combien je suis heureux !

Hymnes et Cantiques, numéro 90