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CORONA 17

Des sacrificateurs (prêtres) pour son Dieu et Père

Lorsque le Seigneur Jésus rencontra la Samaritaine au puits de Sichar, Il lui révéla une vérité merveilleuse. Elle voulait savoir comment, et où, il fallait adorer Dieu. Ce ne serait plus sur une montagne de Samarie, ni à Jérusalem, mais « en esprit et en vérité ; car aussi le Père en cherche de tels qui l’adorent. Dieu est esprit, et il faut que ceux qui l’adorent, l’adorent en esprit et en vérité » (Jean 4. 23). En révélant cela, le Seigneur anticipait Sa mort, Sa résurrection et la nouvelle relation qui existerait entre ceux qui viendraient à croire en Lui. Le matin de Sa résurrection, dans le jardin près du tombeau ouvert, Jésus dit à Marie de Magdala : « Va vers mes frères et dis-leur : Je monte vers mon Père et votre Père, et vers mon Dieu et votre Dieu » (Jean 20. 17). Qui donc étaient Ses frères sinon ceux qui croient en Lui ? car : « quiconque fera la volonté de Dieu, celui-là est mon frère, et ma sœur » a dit le Seigneur (Marc 3. 35).
Quarante jours plus tard, Jésus conduit Ses disciples à Béthanie et, les ayant bénis, Il est élevé dans le ciel. « Et eux, lui ayant rendu hommage, s’en retournèrent à Jérusalem avec une grande joie. Et ils étaient continuellement dans le temple, louant et bénissant Dieu » (Luc 24. 52). Ils offraient « à Dieu un sacrifice de louanges, c’est-à-dire le fruit des lèvres qui confessent son nom » (Héb. 13. 15). Une nouvelle famille était présente sur la terre, composée de ceux qui ont reçu le Seigneur dans leur cœur, qui croient en Son nom, et qui ont « le droit d’être enfants de Dieu » (Jean 1. 12). Quelques jours plus tard, les rachetés sont cent-vingt, puis trois mille, puis une foule (Act. 1. 15 ; 2. 41 ; 6. 7). Ensuite les apôtres, de la part du Seigneur, enseignèrent tout ce qui concerne la foi (Jude v. 3) ou, la voie du Seigneur (Act. 18. 26).
L’apôtre Paul a développé les grands thèmes concernant le salut, cette vie nouvelle en Christ. Il a aussi exposé le mystère suivant : l’Église est tirée du monde et liée à Christ, elle est vue comme Son corps sur la terre, et Il en est la tête glorifiée dans le ciel. Paul a aussi été l’instrument dans la main de Dieu pour démontrer la grâce offerte aux nations, pour expliquer la résurrection des saints, leur enlèvement, et les choses à venir pour ce monde. L’apôtre Pierre le rejoint sur l’ensemble, et expose dans sa première épître, l’aspect nouveau de la sacrificature, ce sacerdoce saint, comparé à un édifice. Christ en est la pierre de fondement, et les saints sont vus comme des pierres vivantes, édifiées « en une maison spirituelle… pour offrir des sacrifices spirituels, agréables à Dieu par Jésus Christ » (1 Pier. 2. 3 à 5). Tous ceux qui ont été sanctifiés « par l’offrande du corps de Jésus Christ faite une fois pour toutes » (Héb. 10. 10), ont la possibilité d’adorer Dieu d’une façon entièrement nouvelle :
En esprit, en contraste avec les agneaux, les offrandes de gâteaux et les parfums, offerts sur un autel de pierres, puis d’airain ou d’or jusqu’à la descente du Saint Esprit, à la Pentecôte.

En vérité, c’est-à-dire avec « des cœurs vrais, en pleine assurance de foi » (Héb. 10. 22). « Nous rendons culte par l’Esprit de Dieu, et nous glorifions dans le christ Jésus » (Phil. 3. 3), nous apportons des offrandes spirituelles, le fruit des lèvres. Elles sont en accord avec la Parole de Dieu, car « ta Parole est la vérité » (Jean 17. 17).
Sous l’ancienne alliance, seul le souverain sacrificateur pouvait entrer dans le lieu très saint, une fois par an et avec du sang et de l’encens. Il y entrait une première fois, pour faire propitiation pour lui-même et pour sa maison avec le sang d’un taureau, et une seconde fois avec le sang d’un bouc, à cause des péchés du peuple d’Israël, et pour la purification des lieux saints. Tout devait être purifié : « il apportera le sang au-dedans du voile,… et il fera propitiation pour le lieu saint, le purifiant des impuretés des fils d’Israël et de leurs transgressions, selon tous leurs péchés ; et il fera de même pour la tente d’assignation, qui demeure avec eux au milieu de leurs impuretés…. Et quand il aura achevé de faire propitiation pour le lieu saint, et pour la tente d’assignation, et pour l’autel, il présentera le bouc vivant » (lire : Lév. 16. 1 à 20). C’était aussi une image de ce qui devait arriver par l’œuvre de Christ sur la Croix.
Sur la croix, « quand donc Jésus eut pris le vinaigre, il dit : C’est accompli » (Jean 19. 30) ; « Et Jésus, ayant encore crié d’une forte voix, rendit l’esprit. Et voici, le voile du temple se déchira en deux, depuis le haut jusqu’en bas » (Mat. 27. 50). L’accès à Dieu nous est ouvert ! Ensuite, « Christ… avec son propre sang, est entré une fois pour toutes dans les lieux saints, (le ciel même) ayant obtenu une rédemption éternelle » (Héb. 9. 12). L’œuvre de la rédemption, c’est-à-dire, celle de notre rachat, est accomplie pour toujours !
Notre Seigneur Jésus-Christ entonne la louange dans l’assemblée selon qu’il est écrit : « J’annoncerai ton nom à mes frères ; au milieu de l’assemblée je chanterai tes louanges » (Héb. 2. 12 ; Ps. 22. 22). « Il n’a pas honte de nous appeler frères », « car, par une seule offrande, il a rendu parfaits à perpétuité ceux qui sont sanctifiés » (Héb.10. 14). Les croyants peuvent dire avec reconnaissance : « nous avons été sanctifiés, par l’offrande du corps de Jésus Christ faite une fois pour toutes » (Héb. 10. 10).
La Cène du Seigneur, célébrée encore chaque dimanche par de nombreux rachetés dans ce monde, est un moment unique pour apporter un culte en esprit et en vérité. Se souvenir de la mort du Seigneur en racontant à son Père toute Sa gloire, quelle part bénie ! (Gen. 45. 13).
En plus de sa reconnaissance d’être « racheté par le sang précieux de Christ » (1 Pier. 1. 19), l’adorateur trouvera « dans la loi de Moïse, dans les prophètes, et dans les psaumes », nombre de gloires de Christ à présenter à Dieu le Père. Ce que le Fils a été en grâce, en amour, « étant devenu obéissant jusqu’à la mort, et à la mort de la croix » est démontré dans les Écritures. « Elles rendent par avance témoignage des souffrances qui devaient être la part de Christ et des gloires qui suivraient » (Luc 24. 44 ; Phil. 2. 8 ; 1 Pier. 1. 11).
Le Seigneur Jésus est venu nous chercher où nous étions, nous arrachant des ténèbres morales de ce monde, pour nous transporter dans Son royaume, dans Sa merveilleuse lumière. En attendant d’être introduits dans Sa gloire, nous chantons : « À celui qui nous aime, et qui nous a lavés de nos péchés dans son sang ; et il nous a faits un royaume, des sacrificateurs pour son Dieu et Père ; — à lui la gloire et la force aux siècles des siècles ! Amen » (Apoc. 1. 5 et 6).