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CORONA 16

LES DONS DE L’ESPRIT

 

 

Avec Corona 15, nous avons vu les dons que le Seigneur a donnés pour poser le fondement de l’Église : les apôtres et les prophètes. Une fois le fondement d’un édifice posé, il faut bâtir. Si nous savons que le Seigneur seul, par l’action du Saint Esprit, ajoute « tous les jours à l’Assemblée ceux qui doivent être sauvés » (Act. 2. 47), nous apprenons, par sa Parole, que les dons de pasteur et docteur sont utilisés pour l’accroissement spirituel des saints.

« Or, pour ce qui est des manifestations spirituelles, frères, je ne veux pas que vous soyez ignorants. Vous savez que, quand vous étiez gens des nations, vous étiez entraînés vers les idoles muettes, selon que vous étiez menés. C’est pourquoi je vous fais savoir que nul homme parlant par l’Esprit de Dieu, ne dit : « Anathème à Jésus » (ou Jésus est maudit) ; et que nul ne peut dire « Seigneur Jésus, si ce n’est par l’Esprit Saint » (1 Cor. 12. 1 à 3). Reconnaître Jésus comme Seigneur prouve que celui qui proclame une telle vérité est né de nouveau et qu’il a reçu le Saint Esprit.
Avant de parler des dons de l’Esprit, l’apôtre Paul démontre aux Corinthiens la différence entre celui qui maudit le Seigneur et celui qui Le glorifie, entre celui qui est habité par l’esprit du mal et celui en qui l’Esprit Saint a fait sa demeure pour l’éternité. Ensuite il expose l’étendue du ministère de l’Esprit : « Or il y a diversité de dons de grâce mais le même Esprit, diversité de services mais le même Seigneur, diversité d’opérations mais le même Dieu qui opère tout en tous » (1 Cor. 12. 4 à 6). Ces dons de grâce sont donnés à l’un ou à l’autre et, « suivant que chacun de vous a reçu quelque don de grâce, employez-le les uns pour les autres, comme bons dispensateurs de la grâce variée de Dieu » (1 Pier. 4. 10).
« Mais à chacun de nous la grâce a été donnée selon la mesure du don de Christ » (Éph. 4. 7).
« Or à chacun est donnée la manifestation de l’Esprit en vue de l’utilité » (1 Cor. 12. 7).

Trois dons de révélation
Une parole de sagesse
Une parole de connaissance
Des discernements d’esprits

Trois dons de puissance
La foi
Les dons de grâce de guérison
Des opérations de miracles

Trois dons d’inspiration
La prophétie
Diverses sortes de langues
L’interprétation des langues

Il y a diversité dans l’unité : « le seul et même Esprit opère toutes ces choses, distribuant à chacun en particulier comme Il lui plaît. Car de même que le corps est un et qu’il a plusieurs membres, mais que tous les membres du corps, quoiqu’ils soient plusieurs, sont un seul corps, ainsi aussi est le Christ. Car aussi nous avons tous été baptisés d’un seul Esprit pour être un seul corps » (1 Cor. 12. 11 à 13 et suivants).
« Dieu a placé les membres, — chacun d’eux, — dans le corps, comme il l’a voulu » (v. 18).
La main, le pied, l’oreille, l’œil font tous partie du corps, et chacun a une fonction différente mais tous reçoivent le mouvement par le cerveau. Si quelqu’un dit : « oh ! …, je n’ai reçu qu’un petit don », il jette du déshonneur sur le Seigneur qui est la Tête du corps (Col. 1. 18). En plus, il affaiblit l’ensemble. Dans le corps humain, il y a des membres que nous voyons en mouvement et d’autres que nous ne voyons pas, comme par exemple le foie ou les reins, mais ces derniers ont une influence capitale sur l’ensemble. Si l’un ou l’autre est déficient, c’est tout le corps qui en souffre. Ainsi il est écrit : « si un membre souffre, tous les membres souffrent avec lui ; si un membre est glorifié, tous les membres se réjouissent avec lui » (1 Cor. 12. 26). « Or vous êtes le corps de Christ, et ses membres chacun en particulier » (v. 27).
Savoir reconnaître ce que le Seigneur nous a donné pour le bien de nos frères et sœurs est une chose bonne, utiliser ce don pour l’édification de l’ensemble est une chose plus excellente. C’est pourquoi il est impératif que les membres aient un égal soin les uns des autres (v. 25) et, « que dans l’humilité, l’un estime l’autre supérieur à lui-même » (Phil. 2. 3).
Il y a un lien indispensable qui se nomme l’amour. C’est pourquoi, après avoir décrit toutes les diverses facettes des dons de l’Esprit, l’apôtre écrit : « je vous montre encore un chemin bien plus excellent » (v. 31). Ce chemin, c’est l’amour « qui est le lien de la perfection » (Col. 3. 14). L’amour est plein de bonté, il n’est pas envieux, il ne se vante pas, il ne s’enfle pas d’orgueil, il n’agit pas avec inconvenance, ne cherche pas son propre intérêt, ne s’irrite pas, n’impute pas le mal, ne se réjouit pas de l’injustice, mais se réjouit avec la vérité ; il supporte tout, croit tout, espère tout, endure tout. L’amour ne périt jamais (voir 1 Cor. 13).
« Marchons dans l’amour, comme aussi le Christ nous a aimés et s’est livré lui-même pour nous » (Éph. 5. 1).
Bien-aimés, la barre est haute ! Oui elle est haute, « mais Dieu est puissant pour faire abonder toute grâce envers vous, afin qu’ayant toujours en toutes choses tout ce qui suffit, vous abondiez pour toute bonne œuvre » (2 Cor. 9. 8) ; que ce soit sur le plan matériel, pour aider son prochain, ou sur le plan spirituel.
Ainsi « vous aussi, puisque vous désirez avec ardeur des dons de l’Esprit, cherchez à en être abondamment doués pour l’édification de l’assemblée ». (1 Cor 14. 12).