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CORONA 15

 

 

Pour construire une maison, il faut premièrement poser une fondation. Corona 14 nous a amenés à considérer que le Seigneur Jésus-Christ est le fondement de l’Église. Il est présenté dans la Parole de Dieu comme « une maîtresse pierre de coin, élue, précieuse » (1 Pier. 2. 6). Pierre et Jean, après avoir passé une nuit prisonniers des chefs religieux, ont été dans l’obligation de témoigner devant les « chefs du peuple et les anciens d’Israël ». La question était de savoir par quelle puissance ils avaient guéri miraculeusement un homme incapable de marcher dès sa naissance. La réponse de Pierre fut : « Sachez, vous tous, et tout le peuple d’Israël, que ç’a été par le nom de Jésus Christ le Nazaréen, que vous, vous avez crucifié, et que Dieu a ressuscité d’entre les morts : c’est, par ce nom que cet homme est ici devant vous plein de santé. Celui-ci est la pierre méprisée par vous qui bâtissez, qui est devenue la pierre angulaire ; et il n’y a de salut en aucun autre ; car aussi il n’y a point d’autre nom sous le ciel, qui soit donné parmi les hommes, par lequel il nous faut être sauvés » (Act. 4. 1 à 12).
C’est par le Christ Jésus que nous avons, les uns et les autres, accès auprès du Père par un seul Esprit, que nous sommes « gens de la maison de Dieu », « édifiés sur le fondement des apôtres et prophètes, Jésus Christ lui-même étant la maîtresse pierre du coin, en qui tout l’édifice, bien ajusté ensemble, croît pour être un temple saint dans le Seigneur ; en qui, vous aussi, vous êtes édifiés ensemble, pour être une habitation de Dieu par l’Esprit » (lire : Éph. 2. 11 à 22).
Ce même apôtre a écrit « à l’assemblée de Dieu qui est à Corinthe » : « Selon la grâce de Dieu qui m’a été donnée, comme un sage architecte, j’ai posé le fondement, et un autre édifie dessus ; mais que chacun considère comment il édifie dessus. Car personne ne peut poser d’autre fondement que celui qui est posé, lequel est Jésus Christ » (1 Cor. 3. 10 et 11).
Dieu emploie des ouvriers pour édifier Son Assemblée.
« Étant monté en haut, il a emmené captive la captivité, et a donné des dons aux hommes. Or, qu’il soit monté, qu’est-ce, sinon qu’il est aussi descendu dans les parties inférieures de la terre ? Celui qui est descendu est le même que celui qui est aussi monté au-dessus de tous les cieux, afin qu’il remplît toutes choses ; et lui, a donné les uns comme apôtres, les autres comme prophètes, les autres comme évangélistes, les autres comme pasteurs et docteurs ; en vue du perfectionnement des saints, pour l’œuvre du service, pour l’édification du corps de Christ ; jusqu’à ce que nous parvenions tous à l’unité de la foi et de la connaissance du Fils de Dieu, à l’état d’homme fait, à la mesure de la stature de la plénitude du Christ : afin que nous ne soyons plus de petits enfants, ballottés et emportés çà et là par tout vent de doctrine dans la tromperie des hommes, dans leur habileté à user de voies détournées pour égarer ; mais que, étant vrais dans l’amour, nous croissions en toutes choses jusqu’à lui qui est le chef, le Christ » (Éph. 4. 8 à 15 ; Ps. 68. 18).
Les apôtres et prophètes ont été donnés pour poser le fondement de l’Église et pour compléter la Parole de Dieu. L’apôtre Paul a reçu par révélation, « le mystère du Christ » (Éph. 3. 4). Ce mystère n’a pas été donné à connaître aux fils des hommes, en d’autres générations, mais il a été révélé aux « apôtres et prophètes par l’Esprit » (v. 5). L’apôtre Jean a été le dernier sur la scène comme prophète, en écrivant la révélation de Jésus Christ (Apoc. 1. 1 et 19). Toutes les révélations et directives dont l’Église a besoin se trouvent dans la Parole écrite, conservée et vérifiée comme étant inspirée par l’Esprit Saint (2 Pier. 1. 21). C’est par des « écrits prophétiques » (Rom. 16. 26), que le mystère de l’Église, corps de Christ, a été donné à connaître aux nations. Les apôtres et prophètes se sont endormis en Jésus et Dieu n’a pas ordonné de successeurs. Malgré cela, un ministère à caractère prophétique subsiste encore aujourd’hui, comme cela est montré en 1 Cor. 14. 3 : « celui qui prophétise parle aux hommes pour l’édification, et l’exhortation, et la consolation ». Il n’annonce pas des choses nouvelles, mais il apporte la Parole de Dieu, qui répond aux besoins des cœurs.
Maintenant que le fondement a été posé par les apôtres, les autres dons : évangélistes, pasteurs et docteurs, sont pour l’édification de l’Assemblée. Ces dons subsistent jusqu’à l’enlèvement des croyants (1 Thess. 4. 16 et 17). Ils sont donnés « pour l’édification du corps de Christ ».
L’évangéliste est mentionné en premier. Le Seigneur utilise ce don pour amener des âmes à Lui, pour ajouter des pierres vivantes à l’édifice (1 Pier. 2. 5). Chaque enfant de Dieu peut rendre témoignage de la grâce qui l’a sauvé. Timothée devait faire l’œuvre d’un évangéliste, mais le Seigneur appelle et qualifie ceux dont Il a besoin. Selon l’appel et la direction du Saint Esprit, l’évangéliste parle à une foule (Act. 2. 14 à 41), ou à une âme (Act 8. 26 à 39), invitant à la repentance et à la foi. Son rôle est aussi d’amener dans l’assemblée locale les nouveaux convertis, pour qu’ils soient nourris de la saine doctrine, pour qu’ils soient guéris. Ils avaient été trompés par Satan, blessés par le monde, ils sont conduits à l’hôtellerie (Luc 10. 30 à 35).
Le pasteur se penche sur les blessures avec de l’huile, image de l’Esprit Saint, et du vin, symbole de la joie de la communion. Il est un canal pour restaurer le contact entre l’âme affligée et son Seigneur. Le docteur enseigne dans les assemblées comme dans les maisons. Il présente la Parole de Dieu avec droiture, qu’il s’agisse du salut, de la marche, ou des choses à venir.
Pasteur et docteur sont deux dons présentés ensemble. Ce ne sont pas tous les docteurs dans la Parole qui sont capables de bander les plaies des cœurs brisés, mais les pasteurs doivent être capables d’instruire. Les dons d’évangéliste, de pasteur et de docteur, sont des dons donnés par notre Seigneur Jésus-Christ glorifié. C’est Lui qui appelle, c’est Lui qui donne ! Bien sûr qu’il faut s’instruire pour pouvoir communiquer la Parole à d’autres (2 Tim. 2. 2), mais Christ choisit des vases de terre pour y placer un trésor, le ministère (service) de « l’évangile de la gloire du Christ » (2 Cor. 4. 1 à 7). Que ceux qui ont été appelés à de telles fonctions, demeurent fidèles pour faire connaître le Seigneur dans toute Sa beauté, pour édifier, pour exhorter, et pour consoler.