IMG_6485

 

CORONA 14

 

Par la grâce de Dieu, nous avons pu, à Winchester Ontario, nous réunir à nouveau, en changeant de lieu pour respecter les consignes sanitaires ordonnées par le gouvernement. Quelle joie de se retrouver réunis autour du Seigneur et à Son Nom ! S’il est vrai que le Seigneur n’abandonne aucun de Ses rachetés, qu’Il marcha aux côtés des deux disciples dans la tristesse ou s’est tenu près de Paul dans la froide prison romaine, Il a aussi promis sa présence aux deux ou trois réunis à son nom (Mat. 18. 20).
Arrêtons-nous sur ce thème merveilleux qui est l’Assemblée ou l’Église. Les deux mots sont employés pour traduire en français le terme grec « ecclésia » qui exprime la pensée : « appelé hors de ». Au début de son histoire, à la Pentecôte, l’Assemblée a été formée de personnes qui ont quitté le judaïsme ou le paganisme pour former un seul corps. C’est au prix de Sa mort à la croix que notre Seigneur a acquis celle qu’Il a comparée dans une parabole à une perle de très grand prix (Mat. 13. 46). Nous lisons aussi que « le Christ a aimé l’Assemblée et s’est livré lui-même pour elle » (Éph. 5. 25).
Le fondement de l’Église : Un jour, le Seigneur Jésus interrogea Ses disciples pour savoir ce que les hommes pensaient qu’Il était, Lui, « le fils de l’homme », et la réponse fut : « Les uns disent : Jean le baptiseur ; les autres : Élie ; et d’autres : Jérémie ou l’un des prophètes. Il leur dit : Et vous, qui dites-vous que je suis ? Et Simon Pierre, répondant, dit : « Tu es le Christ, le Fils du Dieu vivant ». Et Jésus, répondant, lui dit : Tu es bienheureux, Simon Barjonas (fils de Jonas), car la chair et le sang ne t’ont pas révélé cela, mais mon Père qui est dans les cieux. Et moi aussi, je te dis que tu es Pierre (ou une pierre, en grec : Petros) ; et sur ce roc (en grec : Petra) je bâtirai mon assemblée, et les portes du hadès ne prévaudront pas contre elle. Et je te donnerai les clefs du royaume des cieux ; et tout ce que tu lieras sur la terre sera lié dans les cieux ; et tout ce que tu délieras sur la terre sera délié dans les cieux » (Mat. 16. 14 à 19).
Dans les évangiles, ce passage est le seul où le Seigneur mentionne l’Église. Il parle d’elle au futur (je bâtirai). C’est Lui qui, depuis la Pentecôte, bâtit l’Église (Act. 2. 47) et cela jusqu’à ce qu’Il vienne la chercher pour l’introduire dans le ciel (1 Thess. 4. 16 et 17). À la question du Seigneur, le disciple Pierre donne une réponse qui lui est révélée par le « Père qui est dans les cieux ». Il rend témoignage que Jésus est le « Fils du Dieu vivant ». À cela le Seigneur ajoute à l’endroit de Pierre : « tu es Petros » et sur Petra (ce roc) je bâtirai mon Église. Pourquoi est-ce que le Seigneur emploie ces deux mots différents, l’un de l’autre ? N’est-ce pas pour dire : sur « le Christ, le Fils du Dieu vivant » sera bâtie l’Église, l’Assemblée ?
Dans le psaume 118 nous lisons : « La pierre que ceux (les Juifs) qui bâtissaient avaient rejetée, est devenue la tête de l’angle » (v. 22). Notre Seigneur, dans le temple, s’adressant aux principaux sacrificateurs et aux anciens du peuple, cita ce passage : « Jésus leur dit : N’avez-vous jamais lu dans les écritures : La pierre que ceux qui bâtissaient ont rejetée, celle-là est devenue la maîtresse pierre du coin ; celle-ci est de par le Seigneur, et est merveilleuse devant nos yeux » (Mat. 21. 42).

Pierre, dans son discours aux Juifs à Jérusalem, leur a dit en parlant de Jésus : « Celui-ci est la pierre méprisée par vous qui bâtissez, qui est devenue la pierre angulaire » (Act. 4. 11). Dans sa première épître, Pierre apporte la pensée qu’il faut avoir goûté combien le Seigneur est bon pour s’approcher de Lui, « comme d’une pierre vivante, choisie et précieuse auprès de Dieu ». Pour les croyants « elle a ce prix ; mais pour les désobéissants, la pierre que ceux qui bâtissaient ont rejetée est devenue… une pierre d’achoppement et un rocher de chute ». En résumé : l’Église est bâtie sur Christ, le Rocher des siècles (És. 26. 4 ; 1 Cor. 10. 4).
Au cours du temps, les hommes se sont écartés de la bonne doctrine (voir : 2 Tim. 4. 3).
Il existe un faux enseignement qui met Pierre comme chef de l’Église. Cette doctrine erronée est entrée très tôt dans l’histoire de la religion chrétienne, d’une part en ne faisant pas la différence démontrée entre « Petros et Petra », et d’autre part en ce que le Seigneur délègue à Pierre les clefs du royaume des cieux. Dans les faits, Pierre a ouvert la porte du royaume des cieux aux Juifs (Act. 2. 38), aux Samaritains (Act. 8. 15 et 16) et aux nations (Act. 10. 34 à 48). Une fois les apôtres retirés de ce monde, c’est le Seigneur « qui ouvre et nul ne fermera, qui ferme et nul n’ouvrira » (Apoc. 3. 7 ; És. 22. 22).
Il reste à considérer que Pierre reçoit la promesse que ce qu’il liera sur la terre sera lié dans les cieux, mais cette promesse est aussi donnée aux autres disciples, comme aussi à ceux qui sont réunis au nom du Seigneur. Considérons Mat. 18. 15 à 20 ; 1 Cor. 5. 4 et 2 Cor. 2. 10, pour comprendre que l’action de lier ou de délier est donnée aussi aux deux ou trois qui agissent au nom du Seigneur. Il demeure clair que si le Seigneur a parlé du plus petit témoignage reconnu par Dieu, deux ou trois (voir : Deut 17. 6), cela n’exclut pas qu’une assemblée locale soit composée d’un plus grand nombre de personnes (voir : 2 Cor. 2. 6 « le grand nombre »). C’est au nom du Seigneur qu’une assemblée exerce  une discipline ou retranche, toutefois ce n’est pas ouvrir ou fermer, mais lier ou délier.
« La maison de Dieu, qui est l’assemblée (l’Église) du Dieu vivant » (1 Tim. 2. 16) est composée de croyants nés de nouveau, sans distinction de race ni de langue. Ils sont des pierres vivantes ajoutées à l’édifice (1 Pier. 2. 5), un édifice spirituel. Il y a ceux qui étaient loin, les nations, et ceux qui était près, les Juifs – ceux qui avaient reçu les promesses, et ceux qui étaient étrangers aux promesses et qui ont « été approchés par le sang du Christ » (Éph. 2. 13).

Depuis la Pentecôte jusqu’à l’enlèvement de l’Église, les rachetés sont membres du corps de Christ, « gens de la maison de Dieu » (Éph. 2. 19). Ils sont unis à un Christ vivant et glorifié dans le ciel. « Il est le chef (ou tête) du corps, de l’assemblée, lui qui est le commencement, le premier-né d’entre les morts, afin qu’en toutes choses il tienne, lui, la première place » (Col. 1. 18).