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CORONA 12

Les sept « bienheureux » du dernier livre de la Bible

Les lecteurs se référant à la version « L. Second » trouveront plutôt le terme « heureux », alors que la traduction française « J. N. Darby » a préféré le terme « bienheureux ». La traduction française « J. N. Darby » a préféré ce terme à heureux.

Quoiqu’il en soit, le contexte démontre un état de bonheur parfait. Si le livre de la Genèse présente la première création, l’Apocalypse en montre la fin, et présente la nouvelle création « un nouveau ciel et une nouvelle terre… toutes choses faites nouvelles » (Apoc. 21. 1 à 5).

1) « Bienheureux celui qui lit » (Apoc. 1. 3).
L’Apocalypse ou « Révélation de Jésus-Christ » vient clore ce que Dieu désirait nous révéler. Lisons toute la Bible pour trouver en elle notre joie, « comme un homme qui trouve un grand butin » (Ps. 119. 162). À la lecture de son dernier livre, nous sommes encouragés par cette béatitude : « Bienheureux celui qui lit et ceux qui entendent les paroles de la prophétie et qui gardent les choses qui y sont écrites, car le temps est proche ! » (Apoc. 1. 3). Lire ou entendre, et garder ! De même Marie, concernant l’enfant Jésus, « gardait toutes ces choses par devers elle, les repassant dans son cœur » (Luc 2. 19).
Est-ce qu’il faut avoir peur d’étudier l’Apocalypse ? Certainement pas ! puisque le lecteur y est vu comme étant un bienheureux. Exilé sur l’île Patmos, l’apôtre Jean, très âgé, est placé devant des visions extraordinaires car le Seigneur Jésus lui apparaît en gloire. Il avait autrefois reposé sa tête sur la poitrine du Seigneur, mais cet endroit est maintenant ceint d’une ceinture d’or.

Quelle différence entre Celui qui était venu en grâce, et Celui qui va venir pour juger le monde ! Entre Jésus de Nazareth, et le Fils de l’homme assimilé à l’Ancien des jours, entre Celui qui lave les pieds de Ses disciples, et Celui qui apparaît avec « les pieds semblables à de l’airain brillant, comme embrasés dans une fournaise » ! (Comparez Apoc. 1. 13 à 15 avec Dan. 7. 9 et 10 et 10. 5 à 8). Jean a pris peur, mais le Seigneur se présente : « Ne crains point ; moi, je suis le premier et le dernier, et le vivant ; et j’ai été mort » (Apoc. 1. 17) ; « Écris donc les choses que tu as vues, et les choses qui sont, et les choses qui doivent arriver après celles-ci » (v. 19).

A) Jean a vu le Seigneur dans sa gloire.
B) Il devra transmettre un message aux sept assemblées (églises) d’Asie ; ces lettres présentent l’état spirituel des assemblées, avec des avertissements, en donnant aussi un aspect prophétique quant au développement du témoignage de Dieu, jusqu’au retour de Christ (ch. 2 et 3).
C) Jean est appelé à monter au ciel pour voir le trône du Dieu créateur et du Dieu rédempteur (ch. 4 et 5). Là il prend connaissance des révélations que nous devons connaître.

2) « Bienheureux les morts qui meurent dans le Seigneur… Oui, dit l’Esprit, afin qu’ils se reposent de leurs travaux, car leurs œuvres les suivent » (Apoc. 14. 13). Pour mourir dans le Seigneur, il faut L’avoir reconnu comme son Sauveur personnel. Dans tous les temps, la foi a saisi ce grand salut.
– A) Ésaïe proclamait déjà cet état de bonheur pour le juste dans sa mort : « Il est entré dans la paix : ils se reposent sur leurs couches, ceux qui ont marché dans leur droit chemin » (És. 57. 2).
– B) L’apôtre Paul a écrit : « être avec Christ cela est de beaucoup meilleur » (Phil. 1. 23).
– C) Dans le texte cité, une voix dans le ciel proclame cette béatitude envers ceux qui seront mis à mort par la bête (voir : Apoc. 13. 15). Quel bonheur pour ceux qui se seront prosternés devant le Seigneur seul, en rejetant Satan et ses agents. Délivrés de l’oppression du monde, ils entreront dans le repos de Dieu !

3) « Bienheureux celui qui veille et qui garde ses vêtements » (Apoc. 16. 15).
Dans un jour très sombre, quand la sixième coupe sera versée sur « le grand fleuve Euphrate », ouvrant la voie aux armées de l’Orient, et que les nations s’assembleront pour le combat à Armaguédon, une béatitude est réservée aux fidèles qui veillent et se gardent purs pour Dieu. Mais cet état de grâce est pour nous aussi : « Bienheureux est l’homme qui endure la tentation ; car, quand il aura été manifesté fidèle par l’épreuve, il recevra la couronne de vie, qu’Il a promise à ceux qui l’aiment » (Jac. 1. 12).

4) « Bienheureux ceux qui sont conviés au banquet des noces de l’Agneau » (Apoc. 19. 9).
Le moment tant attendu est arrivé : l’épouse, qui est l’Église, est revêtue de la plus belle robe, tissée de « fin lin, éclatant et pur, car le fin lin, ce sont les justices (actions justes) des saints » (v. 8). Tout ce que Dieu a produit pour Sa gloire dans et par les croyants apparaît dans sa robe. L’Agneau se présente à Lui-même l’Assemblée « n’ayant ni tache, ni ride, ni rien de semblable… sainte et irréprochable » (Éph. 5. 27). Aux noces, il y a l’Agneau et sa femme, ou l’époux et l’épouse. Il y a aussi les invités. Qui sont-ils ? Parmi eux, « L’ami de l’époux… tout réjoui à la voix de l’époux » (Jean 3. 29), donc Jean le baptiseur, représentant tous les saints endormis depuis Abel jusqu’à la Pentecôte, et ceux qui seront morts en martyrs pendant les tribulations, et qui auront été ressuscités pour régner avec Christ (Apoc. 20 v. 4).

5) « Bienheureux et saint celui qui a part à la première résurrection : sur eux la seconde mort n’a point de pouvoir ; mais ils seront sacrificateurs de Dieu et du Christ, et ils régneront avec lui mille ans » (Apoc. 20. 6).
Quelle bénédiction, après avoir souffert « pour le témoignage de Jésus » ! (Apoc. 6. 9 ; 12. 17 ; 20. 4). Ceux qui participeront à la première résurrection sont tous les croyants endormis depuis Abel jusqu’à ce jour qui précédera l’apparition en gloire de notre Seigneur (Apoc. 19. 11), une première résurrection en plusieurs phases. Quant au reste des morts, ils ne vécurent « pas jusqu’à ce que les mille ans fussent accomplis » (20. 5). Ceux qui ont refusé de croire en Dieu et en Son Fils Jésus-Christ ressusciteront pour être jugés et jetés dans l’étang de feu qui est la seconde mort, sort terrible ! (voir : Apoc. 20. 11 à 15).

6) « Et voici, je viens bientôt. Bienheureux celui qui garde les paroles de la prophétie de ce livre » (Apoc. 22. 7).
Appel répété du premier chapitre de ce livre, du premier bienheureux ; double invitation à prendre connaissance des voies de Dieu envers ce monde et envers Son peuple. Plus encore, du pouvoir de Celui que le monde a crucifié à Golgotha. Le moment où « au nom de Jésus se ploiera tout genou des êtres célestes, et terrestres, et infernaux, et où toutes les langues confesseront que Jésus Christ est Seigneur, à la gloire de Dieu le Père » sera enfin arrivé (Phil. 2. 10).

7) « Bienheureux ceux qui lavent leurs robes, afin qu’ils aient droit à l’arbre de vie et qu’ils entrent par les portes dans la cité » (Apoc. 22. 14).
Dernier appel au salut ! Avons-nous tous lavé nos robes dans « le sang précieux de Christ ?» (1 Pier. 1. 19). Si oui, nous faisons partie de l’Assemblée (l’Église) qui sera dans le millénium, et pour l’éternité, la sainte cité, la nouvelle Jérusalem, appelée aussi la femme de l’Agneau (Apoc. 21. 10).