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COMMENT MARCHER PAR L’ESPRIT PRATIQUEMENT ?

 

 

Nous sommes reconnaissant de pouvoir encore une fois ouvrir la Parole. Quelle joie de pouvoir le faire effectivement !

Être rempli du Saint Esprit est un aspect qui a un effet libérateur par rapport à ce monde qui essaye de nous envahir. C’est un sujet qui est merveilleux, très profond.

Je voudrais commencer un verset. C’est en Galates 5 : « Mais je dis : Marchez par l’Esprit, et vous n’accomplirez point la convoitise de la chair » (v. 16). Et aussi dans l’évangile de Jean :
« Si vous m’aimez, gardez mes commandements ; et moi, je prierai le Père, et il vous donnera un autre consolateur, pour être avec vous éternellement, l’Esprit de vérité, que le monde ne peut pas recevoir, parce qu’il ne le voit pas et ne le connaît pas ; mais vous, vous le connaissez, parce qu’il demeure avec vous, et qu’il sera en vous. Je ne vous laisserai pas orphelins ; je viens à vous. Encore un peu de temps, et le monde ne me verra plus ; mais vous, vous me verrez ; parce que moi je vis, vous aussi vous vivrez » (14. 15 à 19).

Ce thème nous dépasse. On se sent tellement petit pour parler sur la personne du Saint Esprit qui désire nous remplir comme nous allons le voir dans un moment. Une personne divine est venue, c’est le Seigneur Jésus, venu en chair. Il a accompli son œuvre sur cette terre et il est retourné au ciel et ensuite une autre personne divine a été envoyée, est venue sur cette terre. Elle accomplit son œuvre actuellement et reste avec nous éternellement. En fait parce que le Saint Esprit sera repris en même temps de la terre, il sera repris quand nous, nous serons enlevés comme assemblée, comme église, comme épouse de Christ. C’est pour cela qu’il sera avec nous éternellement.

Quand on considère le thème du Saint Esprit, bien sûr on trouve le Saint Esprit de la première page de la Parole jusqu’à la dernière. Au début on le voit déjà au moment de la création dans les premiers versets de la Parole et à la fin on voit aussi quand il s’écrie avec l’épouse. « Et l’Esprit et l’épouse disent : Viens » Seigneur Jésus (Apoc. 22. 17). Quelle chose ! On voit que quand Dieu prépare une habitation pour l’homme, l’Esprit Saint est présent.
Quand l’homme veut alors créer, si l’on ose dire ainsi, édifier une habitation pour le grand Dieu des cieux – je pense maintenant à ce moment où le tabernacle a été construit – , on lit que Betsaleël a été rempli de l’esprit de Dieu (Exode 35. 31) pour pouvoir justement accomplir et façonner ces objets d’une manière qui convenait, qui était selon la pensée de Dieu.
On voit dans l’Ancien Testament que l’Esprit agit d’une manière différente du Nouveau Testament. C’est l’Esprit qui vient sur des personnes, mais après il se retire. On pense à David qui avait un peu ce souci. Il disait : « ne m’ôte pas l’esprit de ta sainteté » (Ps. 51. 11). On voit aussi que l’Esprit Saint, même dans l’Ancien Testament, venait parfois sur des incrédules. On pense à Saül qui commençait à prophétiser par l’Esprit, on pense à Balaam, à différentes personnes qui même incrédules – Dieu est souverain – avaient été saisies par l’Esprit.
Mais il y en a d’autres, des croyants, qui ont reçu l’Esprit, qui ont commencé à prophétiser pour un temps et ensuite l’Esprit s’est retiré d’eux. On peut vraiment dire que jamais Dieu n’a vécu sur la terre avec les hommes avant l’œuvre de Christ.
Vous allez dire : Mais, est-ce qu’il n’habitait pas dans le tabernacle ? Effectivement dans une mesure on pourrait le dire. Il est vrai que l’agneau pascal avait été sacrifié. Ils étaient sortis de l’Égypte, ils avaient passé la mer Rouge. Et tout cela était nécessaire. Il était nécessaire que ces images soient accomplies avant que Dieu puisse venir vraiment sur cette terre, dans cet Homme, pour habiter dans ce tabernacle.
On comprend que l’Égypte nous parle du monde, on comprend que cet agneau pascal nous parle de l’Agneau de Dieu qui ôte le péché du monde, qui donne sa vie pour nous libérer. On comprend aussi cette séparation que la mer Rouge représente d’une manière particulière, qu’effectivement ils ont échappé au roi d’Egypte. Le Pharaon et toutes ses armées ont été engloutis dans cette mer Rouge.
Les fils d’Israël pouvaient chanter leur premier cantique. Maintenant ils étaient aptes à construire une maison, on peut dire, une habitation pour Dieu. Mais c’était quand même une manière d’habiter sur cette terre qui était quand même bien différente d’aujourd’hui. Parce que Dieu était là, on pouvait dire, dans un lieu très saint où personne n’avait accès, à part le grand souverain sacrificateur une fois par année. Moïse y avait toujours accès. C’était exceptionnel. Tout le monde était tenu à l’écart. Et c’est seulement après l’œuvre du Seigneur Jésus Christ que le voile a été déchiré et qu’ainsi le libre accès était donné.

Bien sûr à la Pentecôte l’Esprit Saint est finalement venu sur cette terre. Il est venu et le Seigneur Jésus a baptisé de l’Esprit Saint d’entre les Juifs et d’entre les nations, en un seul corps, une compagnie toute nouvelle de personnes qui est appelée l’assemblée de Dieu. C’est à partir de là que l’Esprit habitait vraiment sur la terre. Quelle différence cela faisait !
On pense à Pierre qui reniait encore son Maître peu de temps avant et qui maintenant est prêt à être jeté en prison. Et une fois qu’il en sort il est prêt à prêcher de nouveau exactement dans le même endroit où on l’avait déjà fait prisonnier. On pense à ces effets bien différents, ces disciples qui avant ne comprenaient rien quand ils étaient avec le Seigneur, et ensuite un peu plus tard on les voit prêcher et trois mille personnes sont sauvées, se convertissent d’un coup. Quelle chose merveilleuse de voir comment l’Esprit Saint agit alors ! Quelle puissance il présente dans la vie des croyants, dans nos vies si nous connaissons le Seigneur Jésus comme Sauveur et Seigneur !

Qu’est-ce que Dieu opère en nous afin que nous puissions être remplis du Saint Esprit ? Je voudrais juste commencer par montrer quelques aspects.
Je commence par Jean au chapitre 3. Parce que d’abord il faut comme un récipient, on pourrait dire. Il faut d’abord une nouvelle nature dans laquelle l’Esprit Saint puisse développer toute sa puissance. Cette nouvelle nature, on en lit quelque chose, déjà en Jean 3. Si on regarde le v. 3 par exemple, lorsque Jésus dit : « En vérité, en vérité, je te dis : Si quelqu’un n’est né de nouveau, il ne peut voir le royaume de Dieu ». Au v. 5 : « Jésus répondit : En vérité, en vérité, je te dis : Si quelqu’un n’est né d’eau et de l’Esprit, il ne peut entrer dans le royaume de Dieu ».
Comme personnes perdues, comme personnes qui ne connaissent pas le Seigneur Jésus comme Sauveur et Seigneur, on est absolument perdu, on est sans aucune force, on est mort dans nos fautes et nos péchés. On a besoin d’une intervention de la part de Dieu pour qu’on puisse être vivifié. Alors ce qui se passe ici c’est qu’il nous est donné une nouvelle nature afin que nous puissions voir le royaume de Dieu. Sinon d’une part, on ne pourrait même pas le voir et, d’autre part, afin qu’on puisse aussi entrer dans ce royaume.
Et tout cela se passe par l’eau et par l’Esprit. Ce n’est pas l’eau du baptême ici, mais c’est la Parole de Dieu. Dieu utilise sa Parole, l’Esprit Saint opère à travers cette Parole et produit en nous une nouvelle naissance. Elle nous donne la vie éternelle, cette vie qui correspond exactement à la vie du Fils de Dieu qui lui-même est la vie éternelle.
C’est extrêmement humiliant parce que s’il n’y avait pas un autre don de la part de Dieu à part ce don qui est déjà si merveilleux, on serait totalement impuissant. On a donc besoin encore absolument d’une puissance additionnelle. C’est ce qu’on trouve au chapitre 4 de ce même évangile de Jean. Jésus parle à cette femme samaritaine au puits de Jacob :
« Si tu connaissais le don de Dieu, et qui est celui qui te dit : Donne-moi à boire, toi, tu lui eusses demandé, et il t’eût donné de l’eau vive » (v. 10).
Cette femme ne comprend pas du tout ce que le Seigneur veut dire. Elle pense à l’eau naturelle. Le Seigneur peut lui dire ensuite : « Quiconque boit de cette eau-ci aura de nouveau soif ; mais celui qui boira de l’eau que je lui donnerai, moi, n’aura plus soif à jamais ; mais l’eau que je lui donnerai, sera en lui une fontaine d’eau jaillissant en vie éternelle » (v. 13 et 14). C’est absolument merveilleux. On trouve ici maintenant quelque chose, une puissance qui nous est donnée et qui a fait ici maintenant une fontaine d’eau jaillissant en vie éternelle.
Quand on trouve, dans la Parole, de l’eau, en général, ça nous parle de la Parole de Dieu. Quand c’est de l’eau qui coule, quand c’est de l’eau en mouvement, ça nous parle de l’Esprit de Dieu. Quand on a cela devant nous, on commence tout de suite à comprendre qu’ici une fontaine d’eau jaillissant en vie éternelle qui est en nous, cela nous parle donc du Saint Esprit qui est annoncé.
Le Seigneur Jésus nous donne le Saint Esprit. Il est venu nous remplir du Saint Esprit pour nous rendre capables de traverser le désert de ce monde avec liberté, avec joie, avec puissance et libres de craintes. Plusieurs fois quand on lit au sujet du Saint Esprit dans le Nouveau Testament, on voit qu’il y a cet aspect : on n’a rien à craindre. C’est un Esprit qui est une force, une puissance et aussi qui nous enlève la crainte.

Plus on sera rempli du Saint Esprit, moins on aura peur, plus on sera confiant et on pourra se sentir dans les bras du Seigneur qui nous protège. Ce n’est pas pour rien qu’il est appelé cet « autre consolateur » (Jean 14. 16). Quel consolateur !

Mais alors ici dans le chapitre 4 de Jean il nous est annoncé comme cette fontaine d’eau jaillissant en vie éternelle. Cela a affaire avec notre relation avec Dieu parce comme on le voit plus loin, on est rempli du Saint Esprit ici pour pouvoir adorer. Le Père cherche des adorateurs qui l’adorent en esprit et en vérité et l’Esprit nous amène en premier lieu à cette adoration, à cette adoration de Dieu le Père et du Seigneur Jésus. Cela est déjà une chose merveilleuse.
A travers ce désert qui est terrible, à travers toutes les circonstances que nous pouvons traverser, qu’avons-nous ? Nous avons cette fontaine d’eau jaillissant en vie éternelle. Dans le désert il n’y a pas d’eau. On mourrait après trois jours dans le désert. Imaginez-vous quelqu’un qui a sa source d’eau, sa source qui va avec lui de lieu en lieu. Il a toujours suffisamment à boire. Il peut être toujours rafraîchi. Donc ça nous donne cet aspect ici dans Jean 4 de la communion avec le Père.

En Jean 7 on trouve un autre aspect et là on trouve le Seigneur Jésus qui est allé, incognito on peut dire, à cette fête des tabernacles. On lit ici : « Et en la dernière journée, la grande journée de la fête, Jésus se tint là et cria, disant : Si quelqu’un a soif, qu’il vienne à moi, et qu’il boive. Celui qui croit en moi, selon ce qu’a dit l’écriture, des fleuves d’eau vive couleront de son ventre. (Or il disait cela de l’Esprit qu’allaient recevoir ceux qui croyaient en lui ; car l’Esprit n’était pas encore, parce que Jésus n’avait pas encore été glorifié) » (v. 37 à 39).
Ce qui est merveilleux ici c’est qu’il y a plein de symboles dans ces quelques versets. Le temps nous manque pour aller dans tous les détails. Le dernier jour de la fête : déjà la fête des tabernacles nous parle du millénium à venir. C’est quand le Seigneur Jésus régnera en gloire, en puissance, en paix et justice. Mais alors dans ce dernier jour de la fête, le huitième jour, c’est le jour de la résurrection, c’est le jour de la glorification.
On voit ici que le Seigneur Jésus – qui justement et d’une manière symbolique, ce jour-là – se montre, mais pas de la manière dont ses frères auraient voulu qu’il se montre, accomplissant des miracles afin qu’ils puissent, eux aussi, en retirer une certaine gloire avec lui, peut-être. Non, Il ne désirait pas être populaire. Il désirait simplement accomplir la volonté de Dieu, la volonté de son Père. Le huitième jour était ce grand jour de la fête où le Seigneur allait alors maintenant se manifester. Qu’est-ce qu’il va leur dire ? Il leur annonce la venue du Saint Esprit. C’est merveilleux de voir cela parce que la venue du Saint Esprit pouvait seulement se produire si le Seigneur Jésus avait été glorifié avant. Il avait dit aux disciples que c’était avantageux qu’il les quitte, qu’il aille auprès de son Père afin que celui qui est appelé l’autre consolateur puisse venir sur cette terre et puisse accomplir son œuvre. On voit ici combien est belle la manière dont le Seigneur l’annonce ici ; et puis il dit que « des fleuves d’eau vive couleront de son ventre ». Non seulement il y a cette fontaine jaillissant en vie éternelle, cette relation vers le haut, avec Dieu, cette communion, mais quand on est dans cette communion avec Dieu, on a justement cet autre aspect que des fleuves d’eau vive vont déborder, ils couleront de son ventre envers les autres, en bénédiction vers les autres.
Que le Seigneur nous donne d’être remplis de l’Esprit, qu’effectivement dans nos vies de tous les jours, nous puissions être ces canaux de bénédiction où l’Esprit peut agir à travers nous en toute simplicité ! Ce n’est pas une chose pour laquelle on a besoin de se donner de la peine. C’est quelque chose qui se produit. On comprend bien que ces fleuves d’eau vive coulent, une fontaine jaillit, elle est là, il n’y a pas besoin d’une pompe. Ce n’est pas la pensée. Il n’y a pas de travail. C’est un fleuve naturel. C’est quelque chose que Dieu produit naturellement dans nos vies.

Cela nous amène aussi au chapitre 14 où alors effectivement on voit maintenant que le Seigneur Jésus leur annonce cet autre consolateur.
Ce mot consolateur est difficile à traduire. C’est le « paraclet » qui est là et qui annonçait aux disciples ce qui leur manquait. Qui est-il en train de leur annoncer ? Les disciples ne savent pas très bien, ils ne comprennent pas. Le Seigneur par contre était parmi eux. Ils l’avaient connu pendant ses trois ans et demi de ministère public et ils savaient que le Seigneur avait pris soin d’eux, il les avait nourris, il les avait chéris, il les avait protégés, il les avait conduits, il avait tout fait pour eux. Il avait été un vrai consolateur.
Combien on aime se tourner vers le Seigneur Jésus comme notre consolateur ! Ici il nous annonce un autre consolateur, celui qu’il allait envoyer, qui allait aussi produire de la consolation dans le cœur des disciples. Effectivement il allait être tout ce que le Seigneur Jésus avait été sur la terre pour les disciples en étant présent avec eux.
Cet autre consolateur allait maintenant être pour toi et pour moi. C’est une annonce absolument merveilleuse que le Seigneur leur fait ici. Et il leur dit qu’il restera avec eux éternellement. Il a aussi dit clairement : voilà la différence entre le monde et vous. Le monde ne peut pas le recevoir parce qu’il ne le voit pas et ne le connaît pas. Donc le monde est totalement incapable de recevoir quoi que ce soit de spirituel, quoi que ce soit du Saint Esprit.
Combien c’est différent pour nous les croyants ! Combien c’est différent pour ceux qui ont eu cette expérience de la nouvelle naissance, qui ont cette nouvelle nature ! Leur esprit a été revivifié, on peut dire. Et son Esprit témoigne avec notre esprit que nous sommes enfants de Dieu (Rom. 8. 16). Quelle différence ! Alors ici il leur dit : il demeure avec vous, et il sera en vous (v. 17).
Il me semble qu’ici il y a ces deux aspects qu’il est important de comprendre : l’aspect collectif et l’aspect individuel. Il me semble que cette expression « avec vous » est l’aspect collectif et qu’il « sera en vous » l’aspect individuel.
Je m’explique. En 1 Cor. 3 il est parlé du temple de Dieu, du temple du Saint Esprit comme l’assemblée de Dieu, que l’assemblée est le temple du Saint Esprit. Par contre en 1 Cor. 6 il est parlé du fait que notre corps individuel est le temple du Saint Esprit. Je voudrais lire ce verset-là parce qu’il a une conséquence qui en résulte qui est absolument importante pour notre vie de tous les jours, pour notre vie pratique. Il est clairement dit : « Ne savez-vous pas que votre corps est le temple du Saint Esprit qui est en vous, et que vous avez de Dieu ? Et vous n’êtes pas à vous-mêmes ; car vous avez été achetés à prix. Glorifiez donc Dieu dans votre corps » (v. 19 et 20).
Oh ! c’est quelque chose qui nous fait trembler dans un certain sens, c’est quelque chose qui surpasse tout entendement. Comment est-ce que je pourrais penser que mon corps est le temple du Saint Esprit, que l’Esprit n’est pas donné par mesure, mais est donné dans sa totalité à chacun de nous, l’Esprit qui est une personne divine. Je ne veux pas entrer dans les preuves qu’il s’agit vraiment d’une personne divine qui nous est donnée, pas seulement une puissance mais une personne divine et qui habite en nous. Le corps devient le temple du Saint Esprit.
Oh ! combien cela règle aussi ce que nous allons faire avec ce corps, comment nous allons le traiter, où est-ce que nous allons l’emmener, comment nous allons le nourrir etc. etc.
Je dois toujours penser à la façon dont Salomon terminait sa prière après avoir construit le temple en 2 Chroniques. Quand il a terminé cette magnifique prière, on lit dans 2 Chroniques 7 : « Et quand Salomon eut achevé de prier, le feu descendit des cieux et consuma l’holocauste et les sacrifices, et la gloire de l’Éternel remplit la maison. Et les sacrificateurs ne pouvaient entrer dans la maison de l’Éternel, car la gloire de l’Éternel remplissait la maison de l’Éternel. Et tous les fils d’Israël, voyant descendre le feu, et la gloire de l’Éternel sur la maison, s’inclinèrent le visage en terre sur le pavement, et se prosternèrent, et célébrèrent l’Éternel : Car il est bon, car sa bonté demeure à toujours ! » (v. 1 à 3).
Les sacrificateurs ne pouvaient même plus officier. La gloire de Dieu remplissait le temple. Aujourd’hui nos corps sont maintenant appelés le temple du Saint Esprit. Combien cela est solennel ! Et combien cela doit nous sonder dans tout ce que nous faisons pour Dieu.

Maintenant je voudrais juste aborder très courtement trois expressions, ces trois œuvres souveraines que Dieu opère en nous. Je pense à ces expressions : le baptême du Saint Esprit, l’onction et le sceau du Saint Esprit dont on a été scellé.
Je pense que le temps va nous manquer pour pouvoir aller dans les détails. Je voudrais simplement dire une chose, c’est que le baptême comme déjà expliqué, c’est ce que nous trouvons en Actes 2. C’est là que cela s’est produit. Dieu a formé un nouveau corps, il a formé quelque chose de tout nouveau et c’est aussi cela la pensée du baptême d’une manière générale, pas seulement du baptême du Saint Esprit. Voilà quelque chose que Dieu opère d’une manière souveraine.
Deuxièmement il est parlé aussi de l’onction. En 1 Jean 2, il est dit qu’un père a cette capacité de reconnaître ce qui est de Dieu et ce qui ne l’est pas. Un père a la proximité aussi avec Dieu. Il y en a qui disent : « J’ai été oint par le Saint Esprit ». Ce n’est pas tout à fait juste parce que l’onction c’est l’Esprit Saint lui-même, en fait. Quand il est parlé de l’onction, il est bien insisté qu’elle est de Dieu. Ce n’est pas dit du Saint Esprit parce que l’onction même est le Saint Esprit, strictement parlant.
Le sceau : ayant cru l’évangile de notre salut, nous avons été scellés du Saint Esprit. Par exemple en Éph. 1. 13. C’est en relation donc avec le fait qu’on appartient maintenant à Dieu, que personne ne peut nous ravir de sa main. On est absolument sûr, on est sa propriété, on lui appartient. C’est aussi en liaison avec le millénium et le fait qu’on va hériter, qu’on va régner avec Christ.
Ces trois choses donc : le baptême, l’onction et le sceau du Saint Esprit, ce sont des choses que Dieu opère d’une manière souveraine dans nos vies. Mais il a laissé une chose à notre responsabilité : c’est le fait d’être rempli du Saint Esprit.
Je voudrais insister sur cela et juste lire ce verset en Éph. 5 : « C’est pourquoi ne soyez pas sans intelligence, mais comprenez quelle est la volonté du Seigneur. Et ne vous enivrez pas de vin, en quoi il y a de la dissolution ; mais soyez remplis de l’Esprit, vous entretenant par des psaumes et des hymnes et des cantiques spirituels, chantant et psalmodiant de votre cœur au Seigneur ; rendant toujours grâces pour toutes choses, au nom de notre seigneur Jésus Christ, à Dieu le Père ; étant soumis les uns aux autres dans la crainte de Christ » (v. 17 à 21).
Prenons les choses pas à pas. Premièrement je souligne que cela est laissé à notre responsabilité. Il y a des choses qui sont nécessaires pour nous pour pouvoir être en fait remplis du Saint Esprit. Ce qui se passe ici c’est qu’on trouve ici une comparaison, ou bien une contradiction, un contraste entre cette exhortation qu’on ne doit pas s’enivrer de vin, mais plutôt être rempli de l’Esprit. Alors on a ici d’un côté cette image d’un ivrogne qui est rempli d’alcool et d’un autre côté on a le croyant qui est rempli de l’Esprit Saint.
Comment ces choses vont-elles ensemble ? Il me semble que c’est tout simple. Si on s’imagine quelqu’un qui est soûl, c’est bien une triste image. C’est quelqu’un qui sent l’alcool, on sent de quel esprit il est animé, on voit donc toute sa marche, comment il marche et comment il est, il a son langage à lui. S’il en rencontre un autre qui est aussi soûl que lui, les deux s’entendent tout d’un coup à merveille, il y a deux esprits qui se connectent tout de suite. Les deux et tous ceux qui sont dans cet état sont caractérisés entièrement par cet alcool qu’ils ont consommé, dont ils sont remplis.
Maintenant je pense à un croyant qui est rempli de l’Esprit Saint. Un croyant qui est rempli de l’Esprit Saint a aussi sa propre marche, il est aussi distinct de son entourage incrédule, il a aussi son langage à lui qui le distingue, on le voit. Et il rencontre maintenant un autre qui est aussi rempli de l’Esprit Saint. Ces deux ne se sont jamais vus avant, mais tout de suite ils s’entendent à merveille. Celui qui est incrédule et qui n’a jamais vu ça, dit : « Vous vous connaissez, vous vous êtes déjà vus avant ? Non, non, on est juste des frères en Christ qui viennent de se rencontrer pour la première fois ». Ah ! il y a quelque chose qui se passe là. Il y a l’Esprit Saint qui les connecte spirituellement l’un avec l’autre. Ils sont absolument vus dans toute leur marche, dans toute leur manière d’être, de s’habiller, de se donner, de parler etc. C’est un tout autre monde et ils s’entendent à merveille.
Voyez le contraste et en même temps les parallèles. L’apôtre dit ici aux Éphésiens : ne soyez pas comme des ivrognes, soyez plutôt remplis de l’Esprit Saint. Que faut-il faire pour être rempli de l’Esprit Saint ? Il faut déjà avoir un jugement de soi-même, il faut savoir se juger soi-même dans tous les détails de notre vie. C’est peut-être une des choses les plus importantes, de confesser nos péchés, de nous mettre en règle avec Dieu, même dans les détails de nos vies.
Quand on réalise qu’on a mal marché, qu’on a mal parlé, qu’on n’a pas aimé comme on aurait dû, qu’on s’est peut-être aussi enorgueilli dans son cœur, on a pensé qu’on était quelqu’un, on était fier de quelque chose. Toutes ces choses-là, on doit les confesser au Seigneur. Ensuite il y a aussi cette communion avec le Seigneur durant toute la journée, de prier individuellement, d’exposer au Seigneur tous nos besoins, de s’attendre à lui et à ce qu’il va nous donner, d’attendre toute son aide et toute la force de sa part, de pouvoir dire : « Je puis toutes choses en celui qui me fortifie » (Phil. 4. 13). C’est seulement en celui qui me fortifie.
Et alors il y a bien sûr aussi la lecture de la Parole. C’est elle aussi qui va aiguiser notre conscience par rapport à ce qui plaît à Dieu. Nous nous sentons bien repris. Chers frères et sœurs, on réalise que là nous manquons certainement tous et c’est quand même là quelques points importants pour pouvoir être remplis de l’Esprit.

Je ne sais pas si vous avez déjà pensé à la relation entre le fait d’être rempli de l’Esprit et la maturité spirituelle. C’est assez simple. Un jeune croyant n’a peut-être pas beaucoup de maturité spirituelle car pour cela il y a quand même la nécessité d’une expérience du temps. Mais pour être rempli de l’Esprit on n’a pas besoin de temps. C’est quelque chose qui se produit.
Quelqu’un qui se convertit, honnêtement, qui donne sa vie au Seigneur, qui confesse tous ses péchés au Seigneur, dit : « Seigneur Jésus, je t’accepte comme mon Sauveur, comme mon Seigneur », il est rempli de l’Esprit. S’il confesse toutes choses, vraiment tout ce qui lui vient à la connaissance, il est rempli de l’Esprit.
Être rempli de l’Esprit, c’est en fait l’état normal d’un croyant. Il ne faudrait pas penser que ce sont des moments d’extase, des moments tout particuliers, non. C’est ce qui devrait être l’état normal d’un croyant.
Peut-être que quelqu’un dit : « mais moi j’ai vécu comme une deuxième expérience, je me suis converti comme jeune garçon, mais dans mes années de jeunesse, peut-être à dix-sept, dix-huit ans environ, j’ai encore pris une fois cette décision de me remettre au Seigneur et j’ai l’impression que c’est là que j’ai reçu le Saint Esprit. C’était tellement plus puissant que ce que j’ai vécu comme enfant ».
J’ai beaucoup réfléchi à cette question parce que personnellement je l’ai aussi vécu comme cela. Quelle est la juste expression, est-ce que c’est cela le baptême du Saint Esprit ? Non, j’ai dit : cela se réfère à Actes 2. On vient à ce même baptême quand on se convertit. Ce n’est pas cela dont on parle quand on a ce renouvellement peut-être, comme une deuxième conversion. Non. Ce n’est pas qu’on a reçu l’Esprit seulement là. C’est autre chose, il me semble.
Si on vit suffisamment longtemps dans un chemin de propre volonté, un chemin où on ne se juge plus soi-même, un chemin où on s’est éloigné de la présence du Seigneur, de sa communion, on n’a pas la même communion avec le Seigneur. C’est presque comme un incrédule finalement. C’est clair qu’on n’est pas perdu à nouveau parce que Dieu opère en nous, il frappe à notre conscience, à notre esprit. Il nous dit qu’il y a effectivement quelque chose qui coince et qui ne va pas du tout. Et là si finalement nous capitulons, finalement nous disons : « Seigneur, je condamne ces choses, je mets de côté toute cette musique humaine, toute cette musique mondaine, tous ces films mondains, toutes ces choses qui sont nuisibles et qui ne vont pas du tout avec une vie de croyant. Mais si je le fais et que je prends cette décision radicale, au milieu peut-être d’une vie pas conséquente », eh bien ! là qu’est-ce qu’on imagine ? Pour que l’Esprit puisse prendre toute la place, tout ce qui a rempli ce vase est mis de côté. Et à ce moment-là tout d’un coup, il y a cette place à nouveau pour l’Esprit Saint qui nous remplit entièrement. Et si le pas est suffisamment radical, alors l’expérience vécue peut être assez dramatique effectivement.
Ça ne voudrait pas dire qu’on a reçu l’Esprit à ce moment-là ou qu’il y a eu quelque chose de particulier dans ce qu’on a fait mais que tout simplement on a vidé « tout le bazar » en une fois, une fois très radicale. Mais c’est en fait ce que nous faisons toujours dans une certaine mesure quand il y a de nouveau des entraves qui se passent dans nos vies.
Je voudrais dire en conclusion que la maturité spirituelle pour cela, c’est d’être rempli par l’Esprit, souvent, toujours si possible et avec le temps, les expériences avec le Seigneur, ça nous amène à une maturité spirituelle.
Ces deux choses sont peut-être les deux facteurs les plus importants pour pouvoir accomplir la volonté de Dieu selon ce qu’il désire. On comprend très bien qu’un jeune croyant qui n’a pas beaucoup de maturité spirituelle est comme un bébé. On voit tout de suite s’il y a quelque chose qui ne va pas. Un croyant qui a une grande maturité spirituelle, il peut être davantage rempli du Saint Esprit et on ne s’en rend pas tellement compte parce qu’il a déjà beaucoup d’expérience, de maturité. Il sait comment maintenir l’image d’un croyant sérieux comme un adulte dans la vie de tous les jours. On ne voit pas tout de suite, il sait mieux cacher ses émotions et ce qu’il vit vraiment intérieurement alors que pour un tout petit bébé, on lit toutes choses sur son petit visage.

Je termine donc avec Galates, les versets qu’on avait devant nous et je vais simplement dire cela : « marchez par l’Esprit » c’est ce que la Parole nous dit. « Marchez par l’Esprit », c’est donc quelque chose dont on est capable, c’est quelque chose qu’on peut faire, dont on est rendu capable.
Très pratiquement c’est dans le chapitre 6 au verset 7 où l’on voit qu’il est dit : « Ne soyez pas séduits ; on ne se moque pas de Dieu ; car ce qu’un homme sème, cela aussi il le moissonnera. Car celui qui sème pour sa propre chair moissonnera de la chair la corruption ; mais celui qui sème pour l’Esprit moissonnera de l’Esprit la vie éternelle » (v. 7 et 8).
Donc imaginez deux corbeilles, deux paniers, qui contiennent de la semence, semence pour la chair, semence pour l’Esprit. Qu’est-ce qu’on va faire ? Il y a ce prochain pas à faire, marcher par l’Esprit. Ce prochain pas, comment est-ce que je vais le faire ? Est-ce que je vais semer maintenant pour la chair ou est-ce que je vais semer pour l’Esprit ? Voyez, je prends de la semence pour l’Esprit, quelque chose qui est spirituel, que je sais être selon la volonté de Dieu et je décide : je le fais maintenant, je fais ce pas et durant ce temps-là il n’y a pas la possibilité de faire autre chose. Je suis occupé de bonnes choses, je fais ce premier pas avec le Seigneur. Je suis donc dans un bon chemin.
Maintenant je dois décider : pour le prochain pas, est-ce que je prends ce sac ici ou cette corbeille là ? Est-ce que je sème pour la chair ou est-ce que je sème pour l’Esprit ? J’ai le choix. Ce prochain pas, comment est-ce que je vais le faire ? Eh bien ! je vais décider que je sème de nouveau pour l’Esprit et je vais moissonner de l’Esprit. Ainsi je marche un pas après l’autre, en sûreté. C’est ce principe de remplacement.
Ce n’est pas simplement de décider : je dois tenir la chair dans la mort et je me concentre toujours à tenir la chair dans la mort. Je ne vais jamais vaincre si je fais ainsi. C’est ce qu’on trouve vraiment aussi en Romains 8 : « Ainsi donc, frères, nous sommes débiteurs, non pas à la chair pour vivre selon la chair ; car si vous vivez selon la chair, vous mourrez ; mais si par l’Esprit vous faites mourir les actions du corps, vous vivrez » (v. 12 et 13). Ici il y a la clé. Donc c’est ce principe de remplacement. Cela est laissé à notre responsabilité. C’est à toi et à moi de décider. Et quel va être ton prochain pas, quel va être mon prochain pas ? Comment est-ce que nous allons vaincre ? En marchant par l’Esprit, nous allons voir que nous allons être constamment remplis de l’Esprit et que nous allons être libérés des attractions et des convoitises de la chair, des yeux et de l’orgueil de la vie et de tout ce que le monde pourrait nous offrir.

Que le Seigneur nous donne de fixer nos yeux sur Lui, comme nous le connaissons si bien dans ce beau verset de 2 Cor. 3 où il nous est dit : « Or le Seigneur est l’esprit ; mais là où est l’Esprit du Seigneur, il y a la liberté. Or nous tous, contemplant à face découverte la gloire du Seigneur, nous sommes transformés en la même image, de gloire en gloire, comme par le Seigneur en Esprit » (v. 17 et 18), fixant nos yeux sur le Seigneur qui est dans la gloire et marchant dans la puissance du Saint Esprit. Nous avons donc maintenant aujourd’hui un objet qui est en dehors de nous, c’est le Seigneur Jésus, c’est Christ dans la gloire, c’est l’Homme glorifié qui est là-haut.
Et nous avons une puissance qui est en nous et qui nous donne cette capacité de marcher à travers ce désert en ayant une fontaine d’eau jaillissant en vie éternelle, constamment avec nous, qui nous tient dans la joie, dans la liberté et cela même à travers les circonstances adverses.

D’après Message donné sur : https://edification.bible/2020