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COMBIEN DE PÉCHÉS POUVEZ-VOUS INTRODUIRE DANS LE CIEL ?

 

– Dieu est trop bon et trop miséricordieux pour punir n’importe qui comme vous prétendez qu’Il le fait. Voilà ce que disait, en substance, une personne avec laquelle je parlais récemment de son âme et de l’éternité.
Cette idée est fort répandue à l’heure actuelle. Mais pourquoi s’arrête-t-on si volontiers à la pensée de l’amour de Dieu et de Sa miséricorde, en faisant abstraction de Sa justice et de Sa sainteté ? N’est-ce pas parce que l’on préfère continuer à vivre pour le monde et ses jouissances, plutôt que de s’inquiéter de l’avenir et de l’éternité ? On avait demandé à la personne dont nous venons de rapporter la réponse : Combien de péchés pensez-vous pouvoir introduire dans le ciel ? Elle ne répliqua rien, sans doute parce qu’elle ne voulait pas se créer de soucis à cet égard.
Demandons-nous donc combien de péchés Adam avait commis lorsque Dieu le chassa du jardin ? – Un seul. Et si Dieu ne voulait pas qu’un seul péché souillât le paradis terrestre, permettra-t-Il que le péché entre dans le paradis céleste ? Certainement pas.
Dieu a donné une preuve irréfutable de l’horreur qu’Il éprouve devant le péché et du jugement qu’Il doit lui infliger. Il l’a condamné à la croix. C’est là que Dieu, dans Sa juste indignation à l’égard du péché, a détourné Ses yeux de Son Fils bien-aimé. C’est là que cette victime sainte, sans tache, a dû s’écrier : Mon Dieu, mon Dieu, pourquoi m’as-tu abandonné ? Voilà la preuve indiscutable, d’un côté, de l’horreur que Dieu éprouve à l’égard du péché, de l’autre, de Son amour pour le pécheur. N’a-t-Il pas donné un Sauveur parfait ? N’a-t-Il pas fourni le sacrifice indispensable pour satisfaire à Ses justes exigences quant au péché ?
Si les hommes ne veulent pas de Christ, s’ils préfèrent le monde, ses plaisirs, leurs péchés, au Christ donné par Dieu, comment osent-ils blâmer Dieu de ce qu’Il les condamne éternellement à l’étang de feu et de soufre où ils porteront la peine qu’ils ont justement méritée ? Quelle vérité bénie que de savoir que Dieu est un Dieu d’amour et de miséricorde, qui a donné un Sauveur, et cela à un prix infini. Mais Il est aussi un Dieu juste, un Dieu saint, un Dieu vrai, qui doit punir le péché, et cela non pas d’après l’appréciation très légère que nous nous en faisons, mais d’après Sa justice et Sa sainteté parfaites.
Lecteur, la question est pressante et réclame toute votre attention. Ne jouez pas avec les intérêts de votre âme immortelle. Venez maintenant au Sauveur ; mettez en Lui votre confiance et vous n’aurez pas à Le rencontrer en jugement, alors qu’il sera trop tard.

D’après Almanach Évangélique 1912