DSC00470

 

CHAWENDAÏ

 

Chawendaï, le chef d’une tribu indienne de l’Amérique du Nord, avait été un jour invité en Angleterre. Lors d’une réunion convoquée à son intention, il remarqua que de nombreux auditeurs regrettaient qu’il ne soit pas venu, vêtu de son habillement de chef indien.
Il leur expliqua alors quelles étaient ses habitudes vestimentaires avant sa conversion :
« Mon visage, leur dit-il, était peint en rouge. J’avais sur la tête une touffe de plumes et, sur le dos, une toison de laine. Je portais un fusil sur la poitrine qui était ornée d’étincelantes pièces d’argent, une hache sur l’épaule et trois couteaux pendant sur le côté, destinés à scalper mes ennemis.
Voulez-vous savoir pourquoi j’ai abandonné cet accoutrement ?
Je vous invite à lire, continua-t-il, un passage du chapitre cinq de la deuxième épître aux Corinthiens : « si quelqu’un est en Christ, c’est une nouvelle création : les choses vieilles sont passées ; voici, toutes choses sont faites nouvelles».
C’est ce qui m’est arrivé. Lorsque je suis devenu un chrétien, j’ai eu en horreur ce vêtement, caractéristique de mon état de païen.
Pour toujours j’ai jeté au loin mes couteaux et ma hache. Voici maintenant ce qui est mon arme ! »
Et il montra sa Bible en proclamant : « toutes choses sont faites nouvelles ».
Ceux qui, par la grâce de Dieu, sont devenus des chrétiens, n’ont vraisemblablement pas aujourd’hui des couteaux et des haches à jeter au loin. Mais peut-être avons-nous gardé quelque chose qui n’est pas en accord avec notre titre de chrétien ?
N’y a-t-il pas chez toi et chez moi quelque chose qui appartient encore aux « choses anciennes » ? N’avons-nous pas de mauvaises habitudes à rejeter, telles que des sentiments hautains ou des paroles légères ? Si notre attitude extérieure est en harmonie avec le renouvellement intérieur, fruit de l’œuvre de Dieu dans nos cœurs, nous ne porterons plus alors nos « anciens vêtements », cet accoutrement que le chef indien avait si résolument mis de côté, aimant à répéter : « Voici, toutes choses sont faites nouvelles ».

D’après la Bonne Nouvelle 1988