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Une courte biographie d’un mathématicien, physicien, philosophe et écrivain français du 17ème siècle

« Ayant une si grande nuée de témoins qui nous entoure… courons avec patience la course qui est devant nous… » Héb. 12. 1.

BLAISE PASCAL

Les travaux de Blaise Pascal sur les mathématiques sont dignes de nos grands ordinateurs modernes, si l’on pense à son « Traité des coniques » ou encore aux « Dimensions des lignes courbes ». Nous savons aussi qu’il est l’inventeur de la « machine d’arithmétique » et qu’il découvrit même la pesanteur de l’air. Son œuvre sur la géométrie demeure le fondement même des mathématiques modernes.

L’intelligence de Pascal dépassait, de loin, la moyenne. Sa sœur Gilberte, devenue Mme Périer, écrit dans « La vie de Pascal » ce qui suit : « Dès que mon frère fut en âge qu’on lui pût parler, il donna des marques d’un esprit tout extraordinaire par les petites réponses qu’il faisait fort à propos, mais encore plus par des questions sur la nature des choses qui surprenaient tout le monde. Ce commencement qui donna de belles espérances ne se démentit jamais, car à mesure qu’il croissait en âge, il augmentait en force de raisonnement, de sorte qu’il était beaucoup au-dessus de ses forces ».

Cette force intellectuelle, Blaise Pascal l’avait et il en était bien conscient. Sa recherche ne se limita point essentiellement aux mathématiques et aux sciences physiques, mais se porta vers Jésus-Christ qu’il confessa comme Sauveur et Seigneur. Son témoignage en est la preuve tangible.

Sa vie

C’est le 19 juin 1623, à Clermont (France) que vient au monde Blaise Pascal, fils du conseiller du roi Etienne Pascal. Le 27 juin de la même année, Pascal fut baptisé à Saint-Pierre-de-Clermont. Il a 8 ans quand son père déménage à Paris. Il a 17 ans lorsque sa famille déménage de nouveau pour aller à Rouen. C’est cette même année que Blaise Pascal publie « L’essai pour les coniques ». Deux ans plus tard, il invente la « machine d’arithmétique ». Sa jeunesse et son adolescence se passent parmi les intellectuels de l’époque, son père lui-même étant un grand intellectuel.

C’est en 1646 qu’Étienne Pascal entre en relation avec deux gentilshommes de Port Royal, lors d’un accident où il se démet la cuisse. Ces deux gentilshommes, des Jansénistes, après avoir prodigué les premiers soins à Étienne Pascal, l’exhortent – avec sa famille – à mener une vie plus chrétienne. La famille Pascal accepte ce bon conseil.

A l’âge de 24 ans, Blaise tombe gravement malade. Il ne peut rien manger ni boire, à moins que le liquide ne soit chaud, et encore, il ne le peut que goutte-à-goutte. C’est pendant cette souffrance qu’il dit « qu’un chrétien trouvait son compte à tout, aux souffrances encore plus particulièrement, parce qu’on y connaissait Jésus-Christ, qui doit être toute la science d’un chrétien et l’unique gloire de sa vie ».

Aussitôt guéri, il retourne dans le monde, non en faisant le mal, bien sûr, mais en s’occupant plus de science que de Dieu.

Sa conversion

C’est à l’âge de 30 ans que Pascal prend la décision définitive de quitter ses engagements dans le monde, de rompre avec toutes ses habitudes et de s’installer à la campagne. Là, commence alors sa recherche profonde de Dieu. Pourtant, il se livre à un ascétisme inutile, se privant de manger les bonnes choses essentielles à la vie. Sa sœur Gilberte écrit : « Il n’avait point même voulu permettre qu’on lui donna de l’orange ni du verjus (sorte de jus de raisin), ni rien qui excite l’appétit, quoi qu’il aimât naturellement toutes ces choses ». De 30 à 35 ans, il travaille sans cesse pour Dieu, pour le prochain ou pour lui-même, essayant de se perfectionner.

Pascal passe beaucoup de temps « à la prière et à la lecture de l’Écriture Sainte, laquelle il disait qu’elle n’est pas une science d’esprit, mais une science du cœur, qu’elle n’est intelligible que pour ceux qui ont le cœur droit ».

Sa sœur Gilberte écrit : « Il s’y était si fort appliqué, qu’il la savait quasi toute par cœur, en sorte qu’on ne pouvait la lui citer à faux… »

L’auteur du « Traité des coniques » a une très haute estime de Dieu : « Le Dieu des chrétiens est un Dieu d’amour et de consolation ; c’est un Dieu qui remplit l’âme et le cœur de ceux qui le possèdent. C’est un Dieu qui leur fait sentir intérieurement leur misère et sa miséricorde infinie, qui s’unit au fond de leur âme, qui les remplit d’humilité, de foi, de confiance et d’amour, qui les rend incapables d’autre fin que de Lui-même. Le Dieu des chrétiens est un Dieu qui fait sentir à l’âme qu’il est son unique bien, que tout son repos est en Lui, qu’elle n’aura de joie qu’à l’aimer… ». Pascal explique aussi comment chercher Dieu, c’est-à-dire le chercher en Jésus-Christ, car dit-il, « sans Jésus-Christ il ne se trouve aucune lumière qui satisfasse ou qui soit véritablement utile… Il faut donc tendre uniquement à connaître Jésus-Christ, puisque c’est par lui seul que nous pouvons prétendre connaître Dieu d’une manière qui soit utile. C’est lui qui est le vrai Dieu des hommes (…) Il est le centre de tout (…) car non seulement nous ne connaissons Dieu que par Jésus-Christ, mais nous ne nous connaissons nous-mêmes que par Jésus-Christ ».

Sa mort

C’est le 19 août 1662, à l’âge de 39 ans, que le Seigneur viendra chercher celui qui s’est plu à utiliser ses dons pour l’œuvre de Dieu. Toute sa vie, après sa conversion, Pascal trouva, dans la charité, le moyen de s’approcher de Dieu. Sa vie chrétienne fut un grand exemple pour notre foi, et cela à bien des égards, tout comme son amour de Dieu, de Jésus-Christ, de l’Écriture et du prochain. Qu’on se donne la peine de lire ses PENSÉES. Elles témoignent de son amour ardent pour le Christ, avec lui et en lui.

Même la mort, pour Pascal, avait un sens dans sa vie spirituelle. Il disait : « La mort est horrible sans Jésus-Christ, mais en Jésus-Christ, elle est aimable, sainte, et la joie du fidèle ». Plus loin, il ajoute : « Bienheureux ceux qui meurent et qui meurent avec le Seigneur ». Voilà quelle a été la vie de ce témoin de Jésus-Christ. Nous pouvons ne pas être d’accord avec toute la pensée religieuse de Pascal, ses mortifications et son ascétisme. Mais Dieu seul juge la pensée du cœur et ce qui est accompli pour Lui. Cependant, nous devons tenir compte du contexte religieux du XVIIe siècle, où ces choses étaient pratiques courantes. La vérité chrétienne a été remise en lumière avec le temps (surtout après la Réformation) et aujourd’hui, nous sommes bien conscients que Jésus-Christ a payé une fois pour toutes pour nos offenses, pour nous apporter la délivrance et la liberté.

Blaise Pascal : un homme qui savait en qui il croyait comme l’apôtre qui déclarait : « Je sais qui j’ai cru ! » 2 Tim. 1. 12.

Sachons imiter la foi et la persévérance d’un tel homme !

D’après le Salut de Dieu 1999