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… Mon âme, tu as beaucoup de biens en réserve pour beaucoup d’années ; repose-toi, mange, bois, fais bonne chère…Mais Dieu lui dit : Insensé ! Cette nuit même ton âme te sera redemandée… Il en est ainsi de celui qui amasse des trésors pour lui-même, et qui n’est pas riche quant à Dieu. Luc 12. 19 à 21.
Enseigne-nous… à compter nos jours, afin que nous en acquérions un cœur sage. Ps. 90. 12.

 

BIEN MOURIR OU VIVRE LONGTEMPS ?

 

L’histoire rapporte que le roi Louis 11, qui a vécu de 1423 à 1483, était rusé et cruel. Vers la fin de sa vie, il était tourmenté par beaucoup de pensées qui troublaient profondément son âme. L’une d’elle était la mort, qu’il cherchait à éloigner par tous les moyens.
On raconte que quarante sentinelles montaient la garde devant le château de Plessis-les-Tours où il demeurait, parce qu’il craignait d’être victime d’une vengeance de la part de l’un ou l’autre de ses sujets qu’il avait maltraité.
Il s’entoura aussi d’un grand nombre de médecins, afin de prévenir et de soigner à temps une maladie mortelle éventuelle.
Enfin, il fit venir d’Italie Francesco da Paola, un ermite franciscain qui se disait capable de prolonger la vie. Le roi lui promit une forte somme d’argent s’il pouvait lui assurer une bonne santé et une longue vie. Mais Francesco, qui était un homme sage, lui expliqua que Dieu seul avait le pouvoir de prolonger l’existence, et que les jours de l’homme sont en Sa main. D’une manière très solennelle, il lui dit qu’il était plus important de bien mourir que de vivre longtemps.
Nous pouvons tirer de la vie de ce personnage historique quelques réflexions et un enseignement important. Il est évident qu’aujourd’hui beaucoup de personnes, comme le roi Louis 11, préfèrent vivre longtemps plutôt que de « bien » terminer leur vie sur la terre. L’homme a, de tout temps, cherché à augmenter la durée de sa vie. Aujourd’hui, grâce aux progrès de la science médicale, beaucoup de maladies ont été éradiquées, et la moyenne de durée de vie a augmenté ; mais la mort demeure inévitable. Pensons-donc à bien mourir !
Mais qu’entend-on par « bien mourir » ?
Cela signifie-t-il qu’il est préférable de mourir chez soi plutôt que sur un lit d’hôpital ou dans un hospice ? – Ou de s’en aller dans son sommeil, sans souffrances, entouré de sa famille et de ceux que l’on aime ? Non, cher lecteur, il ne s’agit pas de cela ! Bien mourir, c’est mourir en paix avec Dieu !
Vous qui lisez ces lignes, êtes-vous en paix avec Dieu ? Avez-vous reconnu votre état de pécheur devant Lui ? Avez-vous accepté avec foi le message de salut que présente l’Évangile ? La Bible nous place devant une question capitale : « Quelle sera la fin de ceux qui n’obéissent pas à l’évangile de Dieu ? » (1 Pier. 4. 17).
La fin de ceux qui n’obéissent pas à l’évangile, c’est le juste jugement de Dieu et la condamnation. La Bible nous rappelle qu’il « est réservé aux hommes de mourir une fois – et après cela le jugement » (Héb. 9. 27).
Comment les hommes peuvent-ils éviter le jugement ?
L’Évangile nous éclaire sur cette question et nous dit : « celui qui croit en lui (Jésus) n’est pas jugé, mais celui qui ne croit pas est déjà jugé, parce qu’il n’a pas cru au nom du Fils unique de Dieu » (Jean 3. 18).
Si nous croyons en l’œuvre de salut du Seigneur Jésus, mort pour nous sur la croix, nous irons au ciel quand nous quitterons cette terre – non pas parce que, dans notre existence, nous aurons été meilleurs que les autres – mais parce que nos fautes auront été effacées à la croix et que nous sommes associés à Celui qui a vaincu la mort et qui nous a préparé une éternité de paix et de bonheur.
Nous comprenons bien, alors, que la chose fondamentale n’est pas la durée de notre vie, mais que c’est d’accepter la grâce de Dieu révélée dans la Personne du Seigneur Jésus, pendant le temps qu’il nous est accordé de vivre sur cette terre.
« Aujourd’hui, si vous entendez sa voix, n’endurcissez pas vos cœurs » (Héb. 3. 15).

D’après « Paroles de grâce et de vérité »