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BERACA 3

 L’habitation de Dieu au milieu des hommes

 

L’Éternel Dieu a créé l’homme à Son image et à Sa ressemblance. Il avait pour but d’habiter avec Lui, d’où Ses visites en Éden, qui peut aussi se traduire par : plaisir ou charme, un jardin de délices. Influencé par Satan, l’homme a désobéi à son Créateur, ce qui a fait qu’il a été chassé du jardin ; la sainteté de Dieu ne pouvait être associée au péché. Après la chute, Dieu a donné à l’homme un moyen pour s’approcher de Lui. Sur la base d’un sacrifice, Adam et Ève ont été revêtus et Abel agréé. Noé, à la suite du déluge, « bâtit un autel à l’Éternel, et prit de toute bête pure et de tout oiseau pur, et offrit des holocaustes sur l’autel. Et l’Éternel flaira une odeur agréable » (Gen. 8. 20 et 21). Par la suite, Abraham, Isaac, Jacob, Moïse, Josué et David bâtirent des autels à l’Éternel. Mentionnons aussi Gédéon, Samuel et Élie qui, en des temps de trouble et d’infidélité des fils d’Israël adorant des idoles, ont fait front en dressant un autel pour offrir des sacrifices au seul vrai Dieu.

 

La tente d’assignation ou de rencontre et le temple à Jérusalem

« Et Moïse prit une tente, et la tendit pour lui hors du camp, loin du camp, et il l’appela la tente d’assignation ; et il arriva que tous ceux qui cherchaient l’Éternel sortirent vers la tente d’assignation qui était hors du camp » ; « et il arriva que, comme Moïse entrait dans la tente, la colonne de nuée descendit, et se tint à l’entrée de la tente, et l’Éternel parla avec Moïse » (Ex. 33. 7 et 9).
À cause de la souillure introduite dans le camp des fils d’Israël par l’adoration du veau d’or, Moïse, bien conscient de la sainteté de Dieu, n’eut pas d’autre choix que d’éloigner du camp le lieu où Dieu allait se rencontrer avec le peuple. Avant que Moïse descende de la montagne avec les tables de la loi, l’Éternel lui avait révélé l’état du peuple en menaçant de le détruire pour tout recommencer avec lui. Le fidèle serviteur se place entre Dieu et le peuple en intercesseur et devient un type de Christ qui s’offrira sur le bois maudit de la croix afin que l’homme soit réconcilié avec Dieu. Malgré cela, de lourdes conséquences tombent sur le peuple infidèle et trois mille hommes perdent la vie. Étaient-ils restés liés dans leurs cœurs au veau d’or ? Ils n’avaient certainement pas répondu à l’appel de Moïse : « À moi quiconque est pour l’Éternel ! » (Ex. 32. 26). Malheureusement, de nos jours, nombreux sont ceux qui refusent l’appel de Dieu. « C’est pourquoi, – comme dit l’Esprit Saint : « Aujourd’hui, si vous entendez sa voix, n’endurcissez pas vos cœurs » (Héb. 3. 7). Moïse, qui a dû briser les premières tables de la loi, écrites du doigt de Dieu, retourne sur la montagne pour recevoir de nouvelles tables et les rapporter au peuple avec les ordonnances pour la construction du tabernacle et les directives pour le culte rendu au « Dieu saint ». Un an après la sortie d’Égypte, le tabernacle était construit. « Et la nuée couvrit la tente d’assignation, et la gloire de l’Éternel remplit le tabernacle ; et Moïse ne pouvait entrer dans la tente d’assignation ; car la nuée demeura dessus, et la gloire de l’Éternel remplissait le tabernacle » (Ex. 40. 34 et 35).
La gloire de l’Éternel ne permettait aucun accès direct à l’homme. Concernant la montagne en Horeb : quiconque la touchera « sera certainement mis à mort » (Ex. 19. 13) ; seul Moïse y eut accès, et là encore, Dieu le cacha dans la fente du rocher (Ex. 33. 22). À l’inauguration du tabernacle ou lors de la dédicace du temple, « les sacrificateurs ne pouvaient pas s’y tenir pour faire le service, à cause de la nuée, car la gloire de l’Éternel remplissait la maison de l’Éternel » (1 Rois 8. 11 ; Ex. 40. 35). Par la suite, seul le grand sacrificateur entrait dans « le lieu très saint » une fois par an avec le sang d’un taureau offert pour faire propitiation « pour lui-même et pour sa maison » et d’un bouc pour les péchés du peuple (lire : Lév. 16).
Le temps s’est écoulé, et environ quatre siècles après la construction du temple, l’état du peuple et de la sacrificature était tel que nous lisons : « ils se moquaient des messagers de Dieu, et méprisaient ses paroles, et se raillaient de ses prophètes, jusqu’à ce que la fureur de l’Éternel monta contre son peuple et qu’il n’y eut plus de remède » (2 Chron. 36. 16). À la même époque, Ézéchiel a vu en vision la gloire de l’Éternel quitter le lieu très saint : elle « s’éleva de dessus le chérubin, et vint sur le seuil de la maison ; … et le parvis fut rempli de la splendeur de la gloire de l’Éternel » (Éz. 10. 4). Elle se tint au-dessus des chérubins (v. 18), qui s’arrêtèrent à l’entrée de la porte orientale de la maison de l’Éternel ; et la gloire du Dieu d’Israël était au-dessus d’eux, en haut (v. 19). « Et la gloire de l’Éternel monta du milieu de la ville, et se tint sur la montagne qui est à l’orient de la ville » (11. 23). Progressivement et comme à regret, l’Éternel quitte « le lieu de la demeure de sa gloire », « la demeure de son nom » (Ps. 26. 8 ; 74. 7). Sous le jugement, le temple a été détruit, la ville de Jérusalem brûlée et les fils d’Israël sont allés en captivité à Babylone. Dieu les ramena 70 ans plus tard, pour reconstruire le temple, offrir à nouveau des sacrifices et même célébrer la fête des tabernacles (Néh. 8. 17) ; seulement la gloire n’est plus mentionnée mais promise en Aggée 2. 7 : « Je remplirai cette maison de gloire ».
Ainsi, « la loi n’a rien amené à la perfection » mais elle « a été notre conducteur jusqu’à Christ » (Héb. 7. 19 ; Gal. 3. 24). Le tabernacle et le temple, l’autel et l’arche de l’alliance, ainsi que les objets liés au culte rendu par les fils d’Israël, n’étaient que « la figure et l’ombre des choses célestes » (Héb. 8. 5). La gloire qui a quitté une demeure passagère reviendra (Éz. 43. 4). L’heureuse relation de l’Éternel avec les fils d’Israël reprendra son cours quand le Messie promis apparaîtra en gloire et posera Ses pieds en Sion, sur la montagne des Oliviers (voir : Joël 3. 17 ; Zach. 14. 4 ; Act. 1. 11 et 12). Entre ces deux évènements, la réalisation partielle de la prophétie d’Ézéchiel et l’apparition de notre Seigneur en gloire, il y a eu sur la terre la présence de Celui qui est « le resplendissement » de la gloire de Dieu (Héb. 1. 3). Christ qui est la Parole, « devint chair et habita au milieu de nous (et nous vîmes sa gloire, une gloire comme d’un Fils unique de la part du Père » (Jean 1. 14). La gloire de Dieu, que l’homme ne pouvait voir, a été vue en Jésus ; elle a « habité au milieu de nous », quelle présence ! « Si quelqu’un m’aime, il gardera ma parole, et mon Père l’aimera ; et nous viendrons à lui, et nous ferons notre demeure chez lui » (Jean 14. 23). Si le Seigneur nous laisse encore un peu de temps ici-bas, nous verrons qu’Il habite aussi dans l’assemblée.