IMG_0809

 

BERACA 2
La capacité qui vient de Dieu

 

« Prends ta part des souffrances comme un bon soldat de Jésus Christ » (2 Tim. 2. 3). Telle était la recommandation de l’apôtre Paul à son enfant dans la foi, Timothée. Cet apôtre subissait le plus terrible des emprisonnements. Il devait avoir froid, puisqu’il demande à Timothée d’apporter le manteau qu’il avait « laissé en Troade chez Carpus » (4. 13) ; il ajoute comme une ultime recommandation : « Empresse-toi de venir avant l’hiver » (v. 21). À la fin de la course, celui qui avait été « délivré d’une si grande mort » (2 Cor. 1. 10), la mort éternelle, fixe ses yeux sur Jésus et écrit : « Le Seigneur me délivrera de toute œuvre mauvaise et me conservera pour son royaume céleste. À lui la gloire, aux siècles des siècles ! Amen » (2 Tim. 4. 18).
L’apôtre a combattu le bon combat, il a aussi gardé la foi qui, pour lui, est cette confiance inébranlable dans le Seigneur Jésus Christ et dans tout ce qu’Il a enseigné des doctrines reçues de son Maître couronné de gloire et d’honneur. Il voit le but et le couronnement, il va recevoir « la couronne de justice » que le Seigneur lui réserve ainsi « qu’à tous ceux qui aiment son apparition ». Il « endure des souffrances jusqu’à être lié de chaînes comme un malfaiteur », et sait que « si nous souffrons, nous régnerons aussi avec lui » (2 Tim. 2. 9 et 12).
Paul, avant sa conversion était un persécuteur, marchant dans les ténèbres, mais il s’était tourné « des ténèbres à la lumière, et du pouvoir de Satan à Dieu » (Act. 26. 18). Il peut écrire aux Colossiens : « Rendant grâces au Père qui nous a rendus capables d’avoir part au lot des saints dans la lumière, qui nous a délivrés du pouvoir des ténèbres, et nous a transportés dans le royaume du Fils de son amour » (Col. 1. 12 et 13). Il fait mention du nouvel état dans lequel il se trouve, qui est aussi celui de tous ceux que le Seigneur sauve. Le chrétien doit marcher dans la lumière de Christ en attendant d’entrer dans la lumière parfaite ; il est un sujet du royaume céleste, il y a été transporté, mais se trouve encore sur la terre pour représenter le royaume du Fils de l’amour du Père. Cette capacité vient de Dieu, c’est pourquoi nous rendons grâces.
Concernant le service, l’apôtre écrit : « non pas que nous soyons capables par nous-mêmes de penser quelque chose comme venant de nous-mêmes, mais notre capacité vient de Dieu, qui nous a aussi rendus capables d’être des ministres de la nouvelle alliance » (2 Cor. 3. 5 et 6). « C’est pourquoi, ayant ce ministère comme étant des objets de miséricorde, nous ne nous lassons pas » (2 Cor. 4. 1 et 2). Chaque serviteur du Seigneur, et nous sommes tous à son service, reçoit une capacité, cette force intérieure, qui provient de l’Esprit Saint, pour marcher dans la justice pratique et dans l’amour, en étant fidèle en paroles et en actions. Certes, nous sommes placés dans un monde corrompu et l’esprit du monde vient souvent faire ombrage sur notre bonne volonté. L’ennemi du Seigneur et de nos âmes cherche à décourager les « soldats de Jésus Christ » ; mais « nous sommes plus que vainqueurs par celui qui nous a aimés » (Rom. 8. 37 ». C’est en « fixant les yeux sur Jésus » que nous ne serons « pas découragés dans nos âmes ».
Il y a ceux qui disent « Nous ne sommes pas capables « et ceux qui, par la foi, disent : « nous sommes bien capables » (cf. Nomb. 13 et 14). De quelle classe désirons-nous être ?
« Et Caleb fit taire le peuple devant Moïse, et dit : Montons hardiment et prenons possession du pays, car nous sommes bien capables de le faire. Mais les hommes qui étaient montés avec lui, dirent : Nous ne sommes pas capables de monter contre ce peuple, car il est plus fort que nous » (Nomb. 13. 31 et 32). Caleb avec Josué voyaient la puissance du Seigneur, les autres voyaient des géants. Les deux hommes de foi regardaient en haut, les autres en bas !
« Et Saül dit à David : Tu n’es pas capable d’aller contre ce Philistin pour combattre avec lui ; car tu es un jeune homme, et lui, il est homme de guerre dès sa jeunesse. Et David dit à Saül : Ton serviteur paissait le menu bétail de son père, et un lion vint, et un ours : et il enleva un mouton du troupeau. Et je sortis après lui et le frappai, et je délivrai le mouton de sa gueule ; et il se leva contre moi, et je le saisis par sa barbe, et le frappai, et le tuai. Ton serviteur a frappé et le lion et l’ours ; et ce Philistin, cet incirconcis, sera comme l’un d’eux, car il a outragé les troupes rangées du Dieu vivant. Et David dit : L’Éternel qui m’a délivré de la patte du lion et de la patte de l’ours, lui me délivrera de la main de ce Philistin. Et Saül dit à David : Va, et que l’Éternel soit avec toi » (1 Sam. (17. 33 à 37). Là aussi il y a celui qui regarde à la faiblesse humaine et celui qui voit, avec les yeux de la foi, la victoire et la délivrance ! Saül, plus âgé et en position de roi, offre à David son armure et ses armes. David dans un esprit de soumission les essaie et dit : « Je ne puis marcher avec ces choses » (v. 39). C’est une image bien frappante qui montre que nous devons combattre « par la parole de la vérité, par la puissance de Dieu, par les armes de justice » et non par la chair (2 Cor. 6. 7).
Dans chaque situation que le Seigneur nous fait vivre, il y a combat, un choix entre la volonté de nos cœurs naturels et la volonté de Dieu, qui est : « bonne, agréable et parfaite » (Rom. 12. 2). Le jeune roi Salomon, devant l’ampleur de la tâche qui était devant lui entre en prière et dit : « Et maintenant, Éternel, mon Dieu… donne donc à ton serviteur un cœur qui écoute, pour juger ton peuple, pour discerner entre le bien et le mal ; car qui est capable de juger ton si grand peuple ? » (1 Rois 3. 7 et 9). Il sentait son incapacité et était conscient que seul son Dieu pouvait lui donner la sagesse, la force et la grâce pour aller de l’avant. Dans le témoignage chrétien et le service dans la Parole, tenons « ferme la fidèle parole selon la doctrine, afin d’être capable, aussi bien d’exhorter par un sain enseignement que de réfuter ceux qui contredisent » (Tite 1. 9 ; Rom. 15. 14). « Si quelqu’un ne faillit pas en paroles, c’est un homme parfait, capable de tenir aussi tout le corps en bride » (Jac. 3. 2).
Être rendu capable pour exhorter et réfuter ; pour consoler et pour instruire, quelle grâce ! (2 Tim. 2. 2 ; 2 Cor. 1. 4).
Soyons donc « enracinés et fondés dans l’amour » ; afin d’être « capables de comprendre avec tous les saints quelle est la largeur et la longueur, et la profondeur et la hauteur, et de connaître l’amour du Christ qui surpasse toute connaissance » (Éph. 3. 18).