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APOCALYPSE 1

Le livre de l’Apocalypse est un livre symbolique, un livre de jugements, un livre prophétique.

Un livre symbolique : pratiquement tout le livre, à quelques exceptions près, nous présente des symboles, des figures. Si nous ne l’avions pas, nous n’aurions pas connaissance de Christ d’une manière complète. C’est dans ce livre seulement qu’Il est présenté comme le lion de Juda (c’est à dire la noblesse royale du descendant de David, de la tribu de Juda).

Un livre de jugements : Nous y voyons Christ exerçant ce jugement, d’abord dans les chapitres 2 et 3 à l’égard de l’Assemblée dans la période actuelle : « Car le temps est venu de commencer le jugement par la maison de Dieu » (1 Pier. 4. 17). Après le chapitre 6, nous avons les jugements qui s’exercent sur la terre, dans les premiers chapitres par le moyen de différents instruments, un peu plus loin par le Seigneur lui-même sortant du ciel avec Ses armées, les saints glorifiés.

Un livre prophétique : On néglige souvent la prophétie, car elle n’est pas sans présenter certaines difficultés. Négliger la prophétie, c’est perdre de vue que ce monde va au-devant des jugements.
La pensée des jugements qui vont fondre sur ce monde doit nous conduire à parler aux âmes qui sont sans Dieu et sans espérance, et à leur dire ce que la Parole nous présente. Toutes les prophéties concernant les évènements passés se sont accomplies à la lettre. Les prophéties concernant les évènements futurs s’accompliront de la même manière.
Nous ne devons pas négliger l’étude de la prophétie. « Et nous avons la parole prophétique rendue plus ferme, (à laquelle vous faites bien d’être attentifs, comme à une lampe qui brille dans un lieu obscur), jusqu’à ce que le jour ait commencé à luire et que l’étoile du matin se soit levée dans vos cœurs » (2 Pier. 1. 19). La prophétie éclaire la terre ruinée. Le jour éclaire la terre renouvelée. L’étoile du matin a pour domaine le ciel. Elle a déjà lui dans notre cœur. Quels sont ceux qui voient luire l’étoile du matin ? Ce sont ceux qui ont leurs regards tournés vers le ciel.
L’étude de la prophétie n’est pas sans dangers. Elle peut satisfaire une certaine curiosité. Ce n’est pas dans cet esprit que nous devons lire la prophétie. Nous n’avons pas à attendre d’évènements. Nous avons à attendre le Seigneur. La Parole ne nous parle pas d’évènement marquant avant la venue du Seigneur.

Ce livre a été écrit par Jean. C’est un livre pourtant bien différent des autres livres écrits par lui, que ce soit l’évangile, ou les trois épîtres, la première adressée à tous les enfants de Dieu, la deuxième à une famille, la troisième à un frère. Mais quand on y regarde de plus près, on n’est pas surpris.
Dans son évangile, Jean nous présente le Fils de Dieu, la Parole devenue chair. Il est parlé onze fois de l’Homme ou du Fils de l’homme concernant la Personne du Fils de Dieu dans cet évangile. La grâce et la vérité vinrent par Jésus Christ. Dès le début du livre, Jean dit que Jésus a été rejeté. Celui qui est venu comme étant la grâce et la vérité, a été rejeté. Mais Celui qui a été élevé sur une croix, apparaîtra dans ce monde pour le juger. Tout le jugement a été donné au Fils (Jean 5. 22).

C’est le Fils de l’homme que nous pouvons considérer dans le premier chapitre de l’Apocalypse. Il va exercer les jugements. Quand Il se présente au chapitre 19 « il est vêtu d’un vêtement teint dans le sang ; et son nom s’appelle : La Parole de Dieu » (v. 13). C’est le même nom qu’Il a dans l’évangile de Jean quand Il est venu en grâce. Ceux qui méprisent la Parole du Dieu de grâce auront à rencontrer cette même Parole dans le jour du jugement. Jean était donc l’ouvrier le plus qualifié pour écrire l’Apocalypse.

Le premier mot de ce livre est : « Révélation ». Ce mot a deux sens. Il signifie ce qui est donné à connaître. Sa deuxième signification est : manifestation glorieuse. Dans ce premier verset, le mot a le premier sens avec quelque chose du second. C’est essentiellement ce qui est donné à connaître de la part du Père à Jésus Christ. « Mais, quant à ce jour-là et à l’heure, personne n’en a connaissance, pas même les anges des cieux, si ce n’est mon Père seul » (Matt. 24. 36). « Mais quant à ce jour-là, ou à l’heure, personne n’en a connaissance, pas même les anges qui sont dans le ciel, ni même le Fils, mais le Père » (Marc 13. 32).

Les croyants sont considérés dans ce livre comme des esclaves. Jean est considéré comme un esclave.

« Il l’a signifiée » c’est-à-dire l’a fait connaître par le moyen de signes.
La révélation est faite par le Père au Fils, qui la fait connaître à Jean, qui la communique à ceux à qui elle est destinée.

v. 3 : « Lire », « entendre », « garder » : cela peut s’appliquer non seulement à l’Apocalypse, mais à toute la Parole. Il s’agit de lire avec attention. Ce n’est pas un livre humain sur lequel on peut passer rapidement. Nous devons « l’entendre », c’est-à-dire la comprendre par le moyen du Saint Esprit. Il s’agit aussi de la garder, de ne pas être des auditeurs oublieux, mais des faiseurs d’œuvre (Jacq. 1. 25).

v. 4 : « Jean, aux sept assemblées qui sont en Asie » : elles représentent l’Église responsable pendant toute la durée de l’absence du Seigneur. Le nombre sept nous parle d’un ensemble complet, qui concerne l’histoire de l’église responsable pendant tout le temps de l’absence du Seigneur. Chacune d’elles représente une phase de l’histoire de l’église.
Avant de parler de jugement, les premiers mots adressés à ces sept assemblées sont : « Grâce et paix ». Quel bonheur de savoir que la grâce de Dieu repose sur Son église et que la paix de Dieu demeure dans nos cœurs ! Ces deux mots sont pour l’Église dans toutes les phases de son histoire.
« de la part de celui qui est, et qui était, et qui vient » : de Dieu dans les trois Personnes de Son Être. La nature essentielle de l’Être vient en premier lieu, puis le présent et l’avenir.
« et de la part des sept Esprits » : c’est le Saint Esprit, c’est la puissance spirituelle qui va agir pour le jugement de l’église, puis pour le jugement du monde.
« et de la part de Jésus Christ, le témoin fidèle » : si l’église est infidèle, Lui demeure fidèle. Ainsi à Laodicée, qui signifie jugement du peuple, Christ n’a plus Sa place, Il est à la porte.
« le premier-né des morts » : c’est ce qu’Il a été et qu’Il est. Il est sorti victorieux de la mort. Cette expression marque Sa suprématie, Son autorité sur les morts. Ce n’est pas le premier-né d’entre les morts, mais le premier-né des morts. Cette autorité, Il l’exercera le jour du grand trône blanc (Apoc. 20).
« le prince des rois de la terre » : Son autorité sera reconnue dans ce monde qui L’a crucifié.
Quand ce message est adressé à l’ensemble des sept assemblées, alors le cœur de l’église tressaille et elle chante un cantique que nous rappelons souvent : « À celui qui nous aime, et qui nous a lavés de nos péchés dans son sang ; — et il nous a faits un royaume, des sacrificateurs pour son Dieu et Père ; — à lui la gloire et la force aux siècles des siècles ! Amen ». C’est le cantique que l’Église peut chanter.
Dans ce cantique se trouve d’abord exprimé ce que le Seigneur est pour nous. Nous sommes les objets de Son amour. On dit parfois que le Seigneur avait besoin d’objets sur lesquels Son amour puisse se déverser. Mais la Parole nous dit : le Père aime le Fils et le Fils aime le Père.
Ce que Dieu voulait déployer, c’est Sa grâce. La grâce s’exerce envers des coupables. Elle ne pouvait s’exercer qu’après l’introduction du péché dans le monde.
Le cantique exprime ensuite ce que le Seigneur a fait pour nous, puis ce qu’Il a fait de nous. Nous sommes déjà des rois. Nous n’exerçons pas encore la royauté, pas plus que le Seigneur n’est aujourd’hui Roi des rois et Seigneur des seigneurs. Mais déjà nous sommes des sacrificateurs pour sacrifier la louange à Dieu notre Père.
L’église adore, comme corps, dans le sanctuaire. Puissions-nous apprécier ce privilège ! Enfin le cantique rappelle ce que Dieu attend de nous : la louange, l’adoration d’une manière continuelle. « Offrons donc, par lui, sans cesse à Dieu un sacrifice de louanges, c’est-à-dire le fruit des lèvres qui confessent son nom » (Hébr. 13. 15).

v. 7 : Il s’agit ici de la venue de Christ en jugement, quand Il viendra pour opérer la résurrection des morts. Lors de Sa venue pour enlever Son église, personne ne Le verra. Cet évènement passera presque inaperçu. On verra bien que des personnes ont disparu. On verra bien des choses surprenantes. Le Saint Esprit quittera la terre en même temps que l’église et le désordre va commencer immédiatement. On assistera à des évènements extraordinaires qui détourneront vite l’attention du fait que certains vides se seront produits.
Quand le Seigneur viendra en jugement, tout œil Le verra. Il viendra avec les nuées, c’est-à-dire avec les anges de Sa puissance (2 Thess. 1. 7-10). Il y aura tout à la fois le jugement des incrédules et la récompense donnée aux fidèles, qui sera à la gloire du Seigneur.
« ceux qui l’ont percé » : ceux qui sont restés dans leur état d’incrédulité et sur qui repose la responsabilité de l’avoir crucifié. Quelles lamentations dans ce jour-là de la part de ceux sur qui s’abattra le terrible jugement de 2 Thessaloniciens !
Quel contraste saisissant entre les v. 4-6, part de ceux qui font partie de l’église malgré leurs défaillances, et le v. 7 ! D’un côté le déploiement de la grâce du Seigneur, de l’autre c’est Sa venue en jugement.

v. 8 : Dieu met son sceau sur ce livre dès le début. Il est celui qui n’a ni commencement ni fin, le Dieu d’éternité.

Nous remarquons dans ces passages l’expression : « il vient », « je viens » qui est dans certains passages en rapport avec la venue en grâce, et dans d’autres en rapport avec Sa venue en jugement comme dans Apoc. 2. 5. Là c’est Sa venue pour l’exercice d’un jugement. La lampe peut être ôtée, car nous n’avons pas dans ces chapitres l’église vue dans sa position dans les lieux célestes.
Si une assemblée locale manque à sa responsabilité et persiste dans sa voie d’égarement malgré les avertissements du Seigneur, le Seigneur peut ôter la lampe. Les premières assemblées ont toutes disparu. Dans les assemblées locales, nous ne veillons peut-être pas assez, nous sommes repris et nous continuons. Si le Seigneur est patient, il arrive un moment où Sa patience a une limite.
Dans Apoc. 2. 16 à Pergame, il est question de Sa venue en jugement. Au v. 25 c’est la pensée de Son retour en grâce. La même parole est adressée à Philadelphie (ch. 3. 11). Dans le chapitre 22, il est parlé à plusieurs reprises de Sa venue en grâce, aux versets 7, 12 et 20. Heureux ceux qui L’attendent pour Sa venue en grâce ! Mais pour ceux qui n’ont pas une telle espérance il n’y a que Sa venue en jugement.

v. 9 : D’après ce verset, il pourrait sembler que Jean ne fait pas partie de l’économie chrétienne. Certes il en fait partie, mais il s’associe à ceux qui font partie de l’économie à venir. Il entre dans leurs circonstances. C’est pour cela qu’il dit qu’il a part aux tribulations et au royaume. Il traverse cela en sympathie, et il entre aussi dans les circonstances qui sont les leurs après que le royaume sera établi. Jean fait partie de l’économie actuelle. D’ailleurs un peu plus loin il parle de « la journée dominicale » (v. 10) qui est propre à l’économie chrétienne.

Les trois grandes divisions du livre sont indiquées au v. 19. « Les choses que tu as vues » : ce sont celles qu’il a vues à partir du v. 10. « Les choses qui sont » : ce sont celles qui concernent l’histoire de l’église (ch. 2 et 3). « Les choses qui doivent arriver après celles-ci » sont celles qui sont exposées dans le reste du livre.

L’apôtre Jean avait été, sous le règne de l’empereur Domitien, envoyé dans l’île de Patmos. C’est là qu’il a eu cette vision. Il est en Esprit (v. 10), c’est-à-dire qu’il est élevé au-dessus des choses qui l’entourent.
La prophétie voit en avant. Mais Jean entend une voix derrière lui. Pourquoi se retourne-t-il ? Pourquoi entend-il une voix derrière lui ? C’est parce qu’il devait aller en arrière pour considérer l’histoire de l’assemblée. Quand il regarde dans le ciel (ch. 4), il ne regarde pas en arrière. C’est donc un appel complètement différent quand il s’agit de considérer les choses qui se passeront après l’enlèvement de l’église.
« Une grande voix, comme d’une trompette » : Il ne s’agit pas de la trompette de Dieu de 1 Thess. 4. C’est ici un appel puissant comme dans Exode 19. 16 : « Et il arriva, le troisième jour, quand le matin fut venu, qu’il y eut des tonnerres et des éclairs, et une épaisse nuée sur la montagne, et un son de trompette très-fort », ou dans Lévitique 25. 9 : « Et, au septième mois, le dixième jour du mois, tu feras passer le son bruyant de la trompette » ou dans Ésaïe 18. 3 : « quand la trompette sonnera, écoutez ! » ou dans Ésaïe 58. 1 : « Crie à plein gosier, ne te retiens pas ; élève ta voix comme une trompette ». Jean entend une voix comme d’une trompette.

v. 11 : Éphèse signifie désirable, agréable ;
Smyrne, c’est la myrrhe, c’est surtout l’épreuve qui caractérise Smyrne ;
Pergame est un mot composé de Per et de gamos, le premier signifiant en dépit de, et le second, union. En dépit de son union à Christ, l’église s’est associée au monde ;
Thyatire signifie qui offre un sacrifice – et l’idolâtrie s’est installée à Thyatire. Au sein de cette idolâtrie se trouve un résidu fidèle.
Sardes signifie résidu. C’est le résidu fidèle de Thyatire qui s’est séparé de Thyatire pour former Sardes ;
Philadelphie veut dire amour des frères,
Laodicée, jugement du peuple. Nous verrons comment est justifiée l’explication de ces noms.

v. 12 : « et, m’étant retourné, je vis sept lampes d’or ». Les lampes d’or, c’était précisément ces sept assemblées. Les assemblées locales sont vues comme des lampes, c’est-à-dire des porteurs de lumière. Les assemblées sont responsables de porter la lumière au milieu des ténèbres de ce monde. L’or figure la justice divine.
« au milieu des sept lampes quelqu’un de semblable au Fils de l’homme » : Jean avait suivi le Seigneur sur la terre, débonnaire et humble de cœur, Celui sur lequel il avait pu se pencher. Maintenant il Le voit comme le Fils de l’homme dans Ses différents caractères qui font resplendir Sa gloire. C’est le Fils de l’homme qui va exercer le jugement.
« vêtu d’une robe qui allait jusqu’aux pieds » : ce n’était pas une robe relevée pour l’accomplissement d’un service. Dans l’Exode, la robe ceinte nous parle de la marche, dans Luc 12. 37, du service, dans Eph. 6. 14, du combat. Qu’il s’agisse de la marche, du service ou du combat, nous sommes appelés à avoir les reins ceints. Ici le Seigneur est dans l’attitude d’un juge. Il juge selon la justice de Dieu. C’est la justice de Dieu qu’Il va exercer.
« ses cheveux étaient blancs comme de la laine blanche, comme de la neige ». Dans Daniel 7. 9 la tête blanche caractérise l’Ancien des jours. Dans Daniel le Fils de l’homme nous est présenté comme s’avançant vers l’Ancien des jours. Tandis qu’ici Il est l’Ancien des jours, et la domination Lui est donnée. C’est Celui qui apparaît pour exercer le jugement, qui exercera cette domination universelle. La blancheur nous parle de la pureté de Celui qui va juger.
« et ses yeux, comme une flamme de feu » : il a un discernement parfait. Il sondera les cœurs. « Une flamme de feu » nous parle de jugement.
« et ses pieds, semblables à de l’airain brillant » : l’airain nous parle de la justice immuable de Dieu qui a rencontré le péché. Et il fallait que l’expiation fût faite.
« et sa voix, comme une voix de grandes eaux » : ce n’est plus la voix de Celui qui parlait à Ses disciples sur la terre, qui disait : « Je suis débonnaire et humble de cœur ». Maintenant c’est une voix puissante, une voix de jugement.
« et il avait dans sa main droite sept étoiles ». Les étoiles, ce sont les anges des sept assemblées. Ce ne sont pas les anges, messagers célestes, les « esprits administrateurs, envoyés pour servir en faveur de ceux qui vont hériter du salut ». L’ange de l’assemblée, c’est la partie la plus responsable de l’assemblée. Dans une assemblée, tous sont responsables, tous les frères et toutes les sœurs. Mais il y a des frères plus âgés, plus expérimentés, ayant une autorité morale devant laquelle on doit s’incliner. Ils constituent l’ange de l’assemblée. Le Seigneur est là pour soutenir d’une manière particulière ceux qui ont la responsabilité de l’assemblée. Dans bien des cas, nous sommes trop faibles pour agir. Nous sommes encouragés en pensant que le Seigneur est là pour les soutenir.
« et de sa bouche sortait une épée aiguë à deux tranchants » : c’est en rapport avec le jugement. Dans certains cas, c’est en rapport avec le jugement de l’assemblée, plus loin c’est en rapport avec le jugement du monde. « Voici ce que dit celui qui a l’épée aiguë à deux tranchants » (2. 12), « je combattrai contre eux par l’épée de ma bouche » (2. 16) : voilà deux passages où il est question de l’épée pour le jugement à exercer sur l’assemblée. Dans Hébreux 4 l’épée est la Parole de Dieu ; dans Eph. 6. 18 la Parole est l’épée de l’Esprit, cela est dit expressément. Au chapitre 19 v. 15 il est question de l’épée en rapport avec le jugement du monde : « et une épée aiguë à deux tranchants sort de sa bouche, afin qu’il en frappe les nations ». Ici au chapitre 1 v. 16 le Seigneur se présente comme Celui de la bouche duquel sort une épée aiguë à deux tranchants. C’est l’épée avec laquelle seront jugés d’abord Sa propre maison, l’église responsable, et ensuite le monde.
« et son visage, comme le soleil quand il luit dans sa force » : Il est revêtu de l’autorité suprême – le soleil – qu’Il exercera en jugement.

Est-ce qu’on peut comparer Jean à Moïse, qui a été amené dans le désert pour y être façonné ?
L’école par laquelle est passé Moïse et qui a duré quarante ans, l’a préparé. Jean a certainement été préparé pour écrire ce livre. Sa déportation dans l’île de Patmos a été une certaine école qui lui a servi pour ce qu’il a écrit. Jean n’agit pas. Il fait le récit de ce qu’il a vu et entendu. Conduit par le Saint Esprit, il a écrit tout ce que nous avons dans le livre de l’Apocalypse.
Il y a pour tous les serviteurs une formation. Chacun des serviteurs de Dieu est passé à l’école de Dieu. Si nous étions fidèles, nous serions plus utiles que nous ne le sommes.

D’après Paul Fuzier (1975)