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ADORATION ET ÉVANGÉLISATION

 

Nous avons à cœur de parler sur le grand sujet de l’évangélisation, la grande tâche que le Seigneur Jésus nous a laissée. Et nous sommes bien conscients que cette tâche se réalise dans un temps tout particulier et dans un temps qui va bientôt se terminer. Il est appelé le temps de la grâce.

Mais avant d’entrer un peu dans les détails, nous désirons montrer l’importance que ce sujet a pour le cœur de Dieu. Nous lisons en Mathieu. 22 à partir du v. 36, quand le Seigneur est interrogé par un docteur de la loi : « Maître, quel est le grand commandement dans la loi ? Et il lui dit : « Tu aimeras le Seigneur ton Dieu de tout ton cœur, et de toute ton âme, et de toute ta pensée ». C’est là le grand et premier commandement. Et le second lui est semblable [ou lui est égal] : « Tu aimeras ton prochain comme toi-même ». De ces deux commandements dépendent la loi tout entière et les prophètes » (v. 36 à 40). Le Seigneur Jésus établit ici quelque chose devant les Juifs, une pensée qui montre l’importance que l’amour de Dieu et l’amour pour les hommes, pour son prochain, a pour Dieu. Et le Seigneur Jésus Lui-même a démontré cet amour envers son Dieu et cet amour envers le prochain, bien sûr, de la manière la plus parfaite. L’amour pour Dieu se manifeste aujourd’hui dans l’adoration que nos cœurs peuvent Lui apporter comme reconnaissance de ce qu’Il a fait pour nous. Il a donné Son Fils, Son Bien-aimé, afin que quiconque croit en Lui ne périsse pas mais qu’il ait la vie éternelle. Nous avons la vie éternelle. Et comment serait-il possible que nous ne puissions pas L’adorer, Le bénir de tout notre cœur, jour après jour, pour ce don indicible, pour ce grand salut qui est le nôtre ? Mais Dieu veut aussi que ce message soit répandu, ce grand don qu’Il nous a fait dans la Personne du Seigneur Jésus, qu’on le fasse connaître, qu’il soit offert à tout le monde. Et comment cet amour pour le prochain se manifeste-t-il au plus haut niveau ? C’est dans l’évangélisation de celui qui est notre prochain, en lui annonçant le grand salut de la part de Dieu. Et nous voyons que ces deux choses, notre adoration d’un côté, et l’évangélisation de l’autre côté, sont mis ici par le Seigneur en équilibre sur un même plan. Et quand nous pensons au service de l’apôtre Paul, ce serviteur choisi, que lisons-nous de lui dans l’épître aux Colossiens ? Dans le premier chapitre il s’appelle un serviteur de l’assemblée et un serviteur de l’évangile – ce grand et magnifique évangile qu’il appelle « Mon évangile » parce qu’il contient le message du Christ. Non seulement Christ venu du ciel sur la terre, mais aussi Christ crucifié. Oui, nous prêchons Christ crucifié – mais nous prêchons aussi Christ dans la gloire. « Mon évangile » pratiquement comme l’apôtre Paul l’appelle, c’est que nous annonçons un Christ qui est dans le ciel, qui est glorifié et cet évangile vient de la gloire de Dieu pour amener celui qui le croit, qui l’accepte, à la gloire de Dieu, dans la gloire, dans la maison du Père.

Qu’avait dit le Seigneur Jésus à Ses disciples avant Sa mort ? Il leur avait dit : « Faites ceci en mémoire de moi » (Luc 22. 19). Le plus grand privilège que nous avons sur la terre, c’est de nous réunir pour la cène, pour annoncer la mort du Seigneur Jésus, pour célébrer cet amour éternel et divin dont nous avons été les objets. Et cela est précieux, non seulement individuellement, mais pour tous ensemble en assemblée. Et nous avons le privilège de le faire chaque premier jour de la semaine, le jour de la résurrection du Seigneur Jésus. Après Sa résurrection, le Seigneur Jésus a dit à ces mêmes disciples : « Allez dans tout le monde, et prêchez l’évangile à toute la création » (Marc 16. 15). Je me suis parfois posé la question : combien de fois dans ma vie, et j’en suis reconnaissant, j’ai entendu parler de l’importance et du privilège – et c’est en effet un grand privilège – d’être réunis en assemblée pour l’adoration, pour prendre la cène, comme nous avons l’habitude de le faire. Et combien de fois j’ai entendu parler dans les prédications en assemblées, de cet appel du Seigneur Jésus d’aller dans tout le monde annoncer Son évangile, annoncer ce grand salut que Dieu offre à tout le monde, selon le commandement de Dieu. Alors le Seigneur, comme nous l’avons vu au début, aimerait voir un équilibre dans nos cœurs parce qu’il y a un équilibre dans le cœur de Dieu à cet égard. Et jusqu’à quand cela est-il vrai ? « Faites ceci en mémoire de moi » : ce privilège est le nôtre jusqu’à ce que le Seigneur vienne, jusqu’à la fin du temps de la grâce. 1 Corinthiens 11 nous dit clairement : vous faites ceci jusqu’à ce que le Seigneur vienne (v. 26). Et Il n’est pas encore venu, alors nous continuons à faire cela. Cela est aussi vrai pour la grande tâche de répandre l’évangile parce que l’évangile doit être annoncé jusqu’à ce que la plénitude des nations soit entrée (Rom. 11. 25). Le Seigneur Jésus viendra seulement quand la dernière âme sera sauvée. De quelle manière le Seigneur a-t-il envoyé Ses disciples ? Que leur a-t-Il dit après Sa résurrection ? Il leur a dit : « Comme le Père m’a envoyé, moi aussi je vous envoie » (Jean 20. 21). Oui, le Père cherchait des adorateurs. Il l’avait déjà dit à la femme samaritaine en Jean 4. 23. Le Père désire l’adoration en esprit et en vérité. Ce n’est pas seulement par les Juifs. Les croyants juifs qui acceptaient le Seigneur Jésus ont ce privilège. Mais cela va bien au-delà de ce cercle restreint du judaïsme. Oui, le Seigneur Jésus n’avait d’abord envoyé Ses disciples qu’aux brebis perdues d’Israël. Mais maintenant, c’est complètement différent, comme cela avait déjà été annoncé en Ésaïe 49, où Dieu avait dit au Seigneur Jésus, ayant en vue son rejet par Israël : « C’est peu de chose que tu me sois serviteur pour rétablir les tribus de Jacob et pour ramener les préservés d’Israël [ce qu’il va faire encore, dans l’avenir, cela viendra , mais pas maintenant] ; je te donnerai aussi pour être une lumière des nations, pour être mon salut jusqu’au bout de la terre » (v. 6). Il est touchant que ce même verset soit employé par l’apôtre Paul en Actes 13 quand il était avec Barnabas en mission, quand les Juifs ne voulaient pas croire. Il dit : « Voici, nous nous tournons vers les nations, car le Seigneur nous a commandé ainsi : « Je t’ai établi pour être la lumière des nations, afin que tu sois en salut jusqu’au bout de la terre. Et lorsque ceux des nations entendirent cela, ils s’en réjouirent, et ils glorifièrent la parole du Seigneur ; et tous ceux qui étaient destinés à la vie éternelle crurent » (v. 46 à 48). Nous voyons ici comment ce rejet du Seigneur Jésus, ce rejet du Messie, ouvre la porte de la grâce qui est dans le cœur de Dieu pour les nations. L’apôtre Paul y fait cette allusion en disant que c’est un commandement. Moralement il est tout à fait clair que si Dieu nous fait un si grand don, à nous et aux nations, il faut vraiment l’annoncer.

Je pense justement à l’évangile de Luc au chapitre 10. Chacun de nous connaît l’histoire du bon Samaritain. Et nous lisons ce que fait ce bon Samaritain, quand il voit cet homme qui était tombé entre les mains des voleurs, et qui languissait là au bord de la route. « Mais un Samaritain allant son chemin, vint à lui, et, le voyant, fut ému de compassion, et s’approcha et banda ses plaies, y versant de l’huile et du vin ; et l’ayant mis sur sa propre bête, il le mena dans l’hôtellerie et eut soin de lui » (v. 33 et 34). Chers amis, remarquez cette expression : « ému de compassion »! Le Seigneur Jésus aujourd’hui est ému de compassion. Nous le voyons aussi ému de compassion en Mat. 9 où nous lisons au v. 36 : « Et voyant les foules, il fut ému de compassion pour elles, parce qu’ils étaient las et dispersés, comme des brebis qui n’ont pas de berger ». Les foules d’Israël représentaient dans leur état misérable les foules de l’humanité aujourd’hui. On peut regarder sur les cinq continents et on voit des foules qui suscitent la compassion du Seigneur Jésus qui est dans le ciel et qui est venu pour sauver ce qui est perdu. Il voit tout homme sur la terre qui est perdu. Alors, quelle est sa réaction ? – « Il fut ému de compassion pour elles parce qu’elles étaient lasses et dispersées comme des brebis qui n’ont pas de berger ». C’est une description de l’humanité qui est aujourd’hui sous le pouvoir des ténèbres. Le prince de ce monde, le dieu de ce monde, est un terrible ennemi de Dieu. « Alors il dit à ses disciples : La moisson est grande, mais il y a peu d’ouvriers : suppliez donc le Seigneur de la moisson, en sorte qu’il pousse des ouvriers dans sa moisson » (v. 37 et 38). Il a dit cela il y a 2000 ans. Est-ce que la tâche d’évangéliser le monde est déjà accomplie ? La réponse, évidemment, c’est non. Aujourd’hui plus de la moitié de l’humanité n’a jamais entendu le nom de Jésus. On pense à nos pays soi-disant christianisés – on a de la peine à prononcer ce mot – mais plus de la moitié du monde n’a jamais entendu le nom de Jésus. Alors, que faut-il faire ? Nous, nous ne pouvons pas envoyer des serviteurs, mais nous pouvons supplier « le Seigneur de la moisson » (Luc 10. 2). C’est Lui qui envoie Ses serviteurs, qui pousse Ses serviteurs dans la moisson. Le Seigneur Jésus est dans le ciel, mais Il a donné des dons à l’assemblée, et parmi ces dons, il y a des évangélistes. Naturellement notre vie doit témoigner de ce que nous sommes, doit témoigner de notre séparation du monde, doit témoigner que nous avons une espérance céleste qui nous détache des choses de ce monde, oui certainement. Et le monde va se poser des questions : comment est-ce possible que chez vous, les familles fonctionnent encore, que vous ayez visiblement un cœur heureux etc. ? Mais pour qu’ils comprennent l’évangile, il faut que nous leur parlions. Pour qu’ils comprennent quel est le chemin de retour vers Dieu, comment on peut trouver la paix avec Dieu, il faut que nous annoncions l’évangile. Quel privilège nous avons ! La fraction du pain n’existera plus dans le ciel, elle ne sera plus nécessaire. Ces signes ne seront plus nécessaires. Annoncer l’évangile, dans le ciel, ce ne sera plus nécessaire non plus, parce que tous ceux de notre génération pour lesquels nous avons une si grande responsabilité, ne seront plus là. Il y a des encouragements déjà dans l’Ancien Testament, par exemple dans le livre des Proverbes. Nous lisons au chapitre 24 : « Délivre ceux qui sont menés à la mort, et ne te retire pas de ceux qui chancellent vers une mort violente. Si tu dis : Voici, nous n’en savions rien ; celui qui pèse les cœurs, lui ne le considérera-t-il pas ? et celui qui garde ton âme, lui le sait ; et il rend à l’homme selon son œuvre » (v. 11 et 12). « Délivre ceux qui sont menés à la mort » : ils sont menés à la mort devant nos yeux, et nous avons la tâche, de la part de Dieu, de les délivrer. Dans le livre d’Ézéchiel nous lisons aussi quelque chose de très solennel au chapitre 33 : « et tu entendras la parole de ma bouche » dit Dieu « et tu les avertiras de ma part. Quand je dirai au méchant : Méchant, certainement tu mourras ! et que tu ne parleras pas pour avertir le méchant à l’égard de sa voie, lui, le méchant, mourra dans son iniquité ; mais je redemanderai son sang de ta main. Et si tu avertis le méchant à l’égard de sa voie, pour qu’il s’en détourne, et qu’il ne se détourne pas de sa voie, il mourra, lui, dans son iniquité ; mais toi, tu as délivré ton âme » (v. 7 à 10). Bien sûr, nous sommes ici sur le terrain de l’Ancien Testament, mais il reste quand même vrai que nous avons des responsabilités, que nous aurons à répondre, pourquoi nos voisins n’ont pas entendu la Parole, si nous ne l’avons pas dite. En Ecclésiaste chapitre 11 nous lisons : « Jette ton pain sur la face des eaux, car tu le trouveras après bien des jours ». Je répète : « Jette ton pain », c’est la Parole de Dieu, bien sûr ; « sur la face des eaux », les eaux c’est les nations, « car tu le trouveras après bien des jours ». Verset 6 : « Le matin, sème ta semence, et, le soir, ne laisse pas reposer ta main ; car tu ne sais pas ce qui réussira, ceci ou cela, ou si tous les deux seront également bons ». Ces versets nous rappellent bien sûr l’exemple de l’apôtre Paul. L’apôtre Paul quand il a été appelé par le Seigneur Jésus – la conversion la plus remarquable qu’on puisse imaginer – au moment même où il voit le Seigneur Jésus et que son âme se convertit, il reçoit cette grande tâche d’être un témoin fidèle du Seigneur Jésus, pas seulement envers les Juifs, mais aussi envers les nations. Et puis il dit : « Je n’ai pas été désobéissant à la vision céleste » (Act. 26. 19). Il a obéi, il a tout de suite commencé à prêcher aux Juifs que le Christ est le Messie selon les Écritures et aux nations que le Christ est le Sauveur du monde. Il a commencé cela dans son jeune âge et il a continué jusqu’à la fin, jusqu’à un âge avancé. « Le matin, sème ta semence, et, le soir, ne laisse pas reposer ta main ». Dans un sens figuré, nous sommes aussi dans le soir du temps de la grâce. Le temps de la grâce va bientôt être terminé, très bientôt. Nous ne savons pas combien nous avons encore d’années. Les portes sont encore ouvertes. Le Seigneur Jésus avait dit : « J’ai mis devant toi une porte ouverte que personne ne peut fermer » (Apoc. 3. 8). Il y a beaucoup de forces qui aimeraient aujourd’hui fermer la porte pour l’évangile, même dans nos pays, et ils ne le pourront pas. Utilisons le temps, utilisons les possibilités qui sont là, les portes ouvertes qui sont devant nous. Lorsque l’apôtre Paul est âgé, que dit-il dans sa dernière épître à Timothée ? « Je t’en adjure devant Dieu et le christ Jésus, qui va juger vivants et morts, et par son apparition et par son règne ». Le Seigneur Jésus va venir en gloire, mais pour le monde ce sera une venue pour le juger. Mais en vue de tout cela : « prêche la parole, insiste en temps et hors de temps, convaincs, reprends, exhorte, avec toute longanimité et doctrine » (4. 1 et 2). O Timothée « Dieu ne nous a pas donné un esprit de crainte, mais de puissance, et d’amour, et de conseil » (1. 7). Nous avons le Saint Esprit, cet Esprit qui est plus fort que le monde : « celui qui est en vous est plus grand que celui qui est dans le monde » (1 Jean 4. 4). Nous n’avons pas besoin d’avoir peur. Nous avons seulement besoin d’avoir une foi vivante, une confiance vivante, une communion réelle avec le Seigneur, pour réaliser ce qu’il veut pour nous aujourd’hui encore.

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Un mot pour les jeunes parmi nous. Voici deux livres. Le premier s’appelle « Tout pour Christ ». C’est la biographie de Henry Martin, pilier moderne de la mission dans les pays musulmans. C’est vraiment captivant et je ne peux pas mieux décrire pour le recommander que de lire l’avant-propos écrit par mon ami Edwin Cross, qui est déjà auprès du Seigneur. Il écrit : « Quand Dieu se sert d’un homme d’une manière toute spéciale, il en résulte beaucoup de fruits. Cette passionnante biographie raconte l’histoire d’un tel homme et c’est le désir de l’éditeur que le lecteur soit motivé à servir le Seigneur plus diligemment dans ce monde qui présente tant de besoins ». Quand j’étais jeune, j’ai lu beaucoup de biographies sur des missionnaires, etc. et j’aimerais vivement recommander aux jeunes de se procurer ce livre : « Tout pour Christ » de Henry Martin. On peut se le procurer à E.B.L.C. à Vevey. Cette autre biographie « Des ténèbres à la lumière » a été écrite par un ami de Roumanie, Henry Azimioara. Elle est touchante, très utile et très captivante. C’est une biographie captivante sur Teodor Popescu, comment il s’est converti. Il était prêtre dans l’église orthodoxe. Il est devenu un évangéliste vivant dans son pays. Il a été utilisé grandement par son Seigneur. Il y a d’autres livres comme la biographie d’Heleen Voorhoeve en Égypte. Tout à fait remarquable : soixante-dix ans de travail missionnaire en Haute Égypte parmi les femmes, parmi les enfants, elle a fondé une école etc. C’est vraiment très, très encourageant, comme aussi le livre intitulé « La puissance de la grâce » écrit par William Carey qui a travaillé aux Indes. Cette biographie se trouve aussi à E.B.L.C. Procurez-vous ces livres et lisez-les, pour être encouragés à cet égard. Le travail d’évangélisation, le travail missionnaire, va bientôt se terminer, mais il y aura un magnifique résultat. Pour ce résultat nous lisons dans l’Apocalypse : « Et ils chantent un cantique nouveau ». Nous sommes maintenant dans le ciel, le temps de la grâce est terminé. « Tu es digne de prendre le livre, et d’en ouvrir les sceaux ; car tu as été immolé, et tu as acheté pour Dieu par ton sang, de toute tribu, et langue, et peuple, et nation ; et tu les as faits rois et sacrificateurs pour notre Dieu » (5. 9 et 10). Il y a pour les hommes qui vivent aujourd’hui seulement deux possibilités : ou bien devenir des enfants de Dieu, devenir des rois et des sacrificateurs pour notre Dieu, selon le désir du Seigneur Jésus pour lequel Il est allé sur la croix, ou d’un autre côté, ils vont finir en enfer, dans les tourments éternels, les ténèbres éternelles où il n’y a que des grincements de dents et des soupirs. Le Seigneur Jésus aura Sa part, il va certainement avoir Sa part. Elle est déjà annoncée dans le chapitre 53 d’Ésaïe : « Il verra du fruit du travail de son âme, et sera satisfait » (v. 11). A cause de la joie qui était devant Lui, Christ a goûté l’ignominie, les souffrances indicibles de la croix. Quelle joie pour son cœur quand Il va présenter le fruit de son travail, sans tache, sans ride ! Il a aussi pensé à la joie du cœur de tous les Siens qu’Il allait racheter sur la croix. Il a surtout pensé à la joie du cœur du Père qui, a acheté l’assemblée par le sang de Son propre Fils (Act. 20. 28). A lui la gloire ! Et si nous pensons à ces choses, comment pouvons-nous nous taire ? Aux disciples, les chefs du peuple« leur enjoignirent de ne plus parler ni enseigner, en aucune manière, au nom de Jésus » (Act. 4. 18). Les disciples ont dit : Non, il nous est impossible de nous taire sur ce que nous avons vécu, sur ce que nous avons vu et nous allons annoncer le Seigneur Jésus, le Sauveur du monde. Le Seigneur Jésus se réjouit. Le moment va venir. Nous chantons dans le cantique 64 au v. 4 :

Toi-même tu verras ce que ton cœur réclame :
De ton œuvre à la croix le fruit mûr et parfait ;
Tu jouiras, Seigneur, du travail de ton âme,
Et ton amour divin en sera satisfait.

Cela, c’est le but de tout travail missionnaire. De chaque tribu, de chaque langue, de chaque nation, le fruit mûr sera rendu au Seigneur Jésus. Le temps de la grâce donne l’occasion pour la tâche que le Seigneur Jésus nous a donnée en disant à Ses disciples : « Vous serez mes témoins… jusqu’au bout de la terre » (Actes 1. 8). Pensons à cela et implorons le Seigneur Jésus pour qu’Il envoie encore des frères et des sœurs qui, par amour pour Lui et par amour pour les âmes, iront dans ces contrées qui n’ont jamais entendu ces choses et qui gisent encore dans les ténèbres.

D’après Message donné sur : https://edification.bible/
Avril 2020