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À QUI LA FAUTE ?

 

Supposons qu’un bateau est en train de couler. Nous savons que ce navire est tout rouillé et prend tellement l’eau qu’il se remplit très vite – il va bientôt sombrer.
Sur le rivage on fait tous les efforts possibles. On envoie le bateau de sauvetage, qui a la capacité suffisante pour recueillir toutes les personnes du vaisseau en péril. Les marins se positionnent le long du bateau rouillé en train de s’enfoncer dans l’eau. Le capitaine du bateau de sauvetage invite toutes les personnes à bord du vieux bateau rouillé à lui faire confiance et à monter immédiatement à bord afin d’être ramenées saines et sauves au rivage.
Mais les personnes qui sont sur le vieux bateau qui coule refusent cet appel. L’un dit : – Le vieux bateau n’est pas en si mauvais état que çà ; il a seulement besoin d’un bon coup de peinture.
Un autre dit : – Allez-vous en, vous et votre bateau de sauvetage ! Nous avons un charpentier à bord, qui va réparer le vieux bateau. Pensez-vous que nous allons quitter notre bon vieux bateau pour monter sur votre navire minable ?
Le vieux bateau finit de se remplir d’eau et s’engloutit dans la mer. Et maintenant, dites-moi, si toutes ces personnes téméraires et imprudentes descendent au fond de l’eau et se noient, à qui en est la faute ? – À elles, et à elles seules ! Le bateau de sauvetage leur a été envoyé, mais elles n’en ont pas voulu.

L’homme est comme ce bateau rouillé – il est tombé, ruiné par le péché, se remplissant de plus en plus de péchés, jusqu’à ce qu’il sombre dans la perdition. Jésus Christ est le bateau de sauvetage. Dieu a tant aimé ce pauvre monde, ruiné et en train de chavirer, qu’Il a envoyé Son Fils comme le bateau de sauvetage, « afin que quiconque croit en Lui ne périsse pas, mais qu’il ait la vie éternelle » (Jean 3. 16).
Le monde a-t-il cru Dieu ? – Eh bien, non ! ils ont refusé un tel amour, un si grand salut ! La mort de Jésus était l’offrande de Lui-même, le sacrifice de propitiation pour le péché ; et Christ ressuscité devient le bateau de sauvetage de toute âme qui se confie en Lui.

Mais, lecteur, puis-je vous poser une question ? Où êtes-vous, dans le bateau de sauvetage ou dans le vieux bateau ? Êtes-vous en Christ, ou vous confiez-vous dans la propre justice de la nature humaine ? Êtes-vous un racheté de Christ ? Pouvez-vous dire que vous avez « la rédemption par son sang » c’est à dire que Christ a payé la rançon de vos péchés par sa mort sur la croix (Col. 1. 14). Ou êtes-vous toujours « dans ce monde », et « de » ce monde qui est coupable d’avoir rejeté et mis à mort le Fils de Dieu ?
Peut-être que vous ne vous préoccupez pas de ces choses ? Seriez-vous en train de remplir la mesure de votre iniquité ? Sachez que, quand le vieux bateau est rempli d’eau, il coule, et quand votre dernier péché sur la terre sera accompli, vous sombrerez dans une perdition éternelle, et vous vous souviendrez alors à qui en est la faute.

Mais peut-être que vous croyez aux formes extérieures et aux cérémonies de la religion ? Maintenant, que peut accomplir cette « peinture » extérieure ? Le bateau est en train de couler, et si vous restez là, vous ferez naufrage avec votre pinceau à la main.
Oh, cher ami ! tous les baptêmes, les sacrements, les ordonnances que l’homme peut accomplir, n’empêcheront jamais le pécheur perdu d’être englouti en enfer ! Malheur à votre pauvre âme si vous vous confiez en tout cela.

Vous direz peut-être qu’il y a tellement d’opinions diverses – comment savoir qui a raison ? Eh bien ! quiconque vous dirigera vers Jésus Christ, le « bateau de sauvetage », aura raison ; et quiconque voudra vous faire rester dans le vieux bateau, aura tort. N’est-ce pas clair pour vous ?

Essaieriez-vous – peu importe comment – de réparer le vieux bateau, c’est-à-dire votre nature déchue, que l’Écriture appelle « la chair » ? Alors, vous pouvez être certain que, tôt ou tard, si vous restez dans cette condition, vous coulerez, comme le vieux bateau. Pensez-y bien : – Oh, l’étang de feu !… – et à qui la faute ?
Oh ! Abandonnez les vains efforts pour réparer le vieux bateau. Reconnaissez que vous êtes un pécheur perdu, ruiné ; croyez dans la grâce de Dieu qui vous a envoyé Christ, le « bateau de sauvetage » ; croyez en Lui de tout votre cœur ; confessez-Le de votre bouche et croyez-Le dans votre cœur (Rom. 10. 9). Vous ne pouvez pas être dans les deux bateaux à la fois.
Si vous êtes dans le vieux bateau, aussi juste que vous pensiez être à vos propres yeux, vous ferez rapidement naufrage : il n’y a pas un moment à perdre. C’est la grande prétention de ceux qui sont dans le vieux bateau, que de se prétendre en sécurité. Mais si vous êtes en Christ, le « bateau de sauvetage », vous pouvez être bien assurés. Il n’a jamais perdu et ne perdra jamais aucun de ceux qui auront placé leur confiance en Lui.

D’après « Who is to blame ? » – Ch. Stanley