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A PROPOS DE LA CONQUÊTE DE LA LUNE

 

« Personne n’est monté au ciel, sinon celui qui est descendu du ciel, le Fils de l’homme qui est dans le ciel ». Jean 3. 13.

« Celui qui est descendu est le même que celui qui est aussi monté au-dessus de tous les cieux ». Eph. 4. 10.

« L’homme… explore jusqu’à l’extrémité de tout… Mais la sagesse, d’où vient-elle ? Et où est le lieu de l’intelligence ? » Job 28. 3, 20.

On est saisi du contraste entre l’énergie déployée par les hommes pour mettre le pied sur un astre mort et leur indifférence pour s’emparer de l’héritage céleste
– Entre le coût colossal du programme « Apollo » (24 milliards de dollars) et la gratuité de l’œuvre de Dieu qui transporte tout pécheur racheté « dans le royaume du Fils de son amour ». Col. 1. 13 ;
– Entre le génie inventif de l’homme pour tirer parti des ressources de la création et son aveuglement moral pour reconnaître le Créateur de toutes les merveilles ;
– Entre la présence précaire d’un mortel, représentant de l’humanité sur une autre planète et la présence à perpétuité d’un Homme dans la gloire, garant d’une œuvre achevée, précurseur de tous les siens ainsi qu’Il l’a promis : « Je vais vous préparer une place. Et si je m’en vais et que je vous prépare une place, je reviendrai, et je vous prendrai auprès de moi ; afin que là où moi je suis, vous, vous soyez aussi ». Jean 14. 2, 3 ;
– Entre la fascination de l’attente angoissée de cinq cents millions d’êtres humains derrière leur poste de télévision et la certitude confiante des rachetés du Seigneur, les regards de leur foi tournés vers le ciel d’où Jésus viendra les chercher.

La Terre, si belle à admirer du cosmos, reste toujours aux yeux de Dieu la scène du péché, de souffrance et de mort où a été versé le sang de Jésus. Et le monde, en se surpassant, ne peut faire oublier son crime, cette croix dressée par laquelle il s’est fatalement compromis avec Dieu, mais qui est aussi, pour tout pécheur qui croit, le seul chemin des cieux.

Les acquisitions de la science deviennent telles qu’il semble que les portes d’un monde mystérieux ont été déverrouillées. La technique voit s’ouvrir devant elle des perspectives illimitées. Et il est exact que les moyens dont l’homme dispose, savoir les facultés qu’il tient de Dieu, seraient capables de maîtriser totalement la création visible, dont il avait été établi le dominateur. Même dégradé par le péché, ses moyens demeurent. Dieu disait, quand des hommes voulaient bâtir une tour « s’élevant jusqu’aux cieux » (Gen. 11) que rien ne les empêcherait d’aboutir : l’empêchement ne viendrait pas des choses créées. Il en est encore ainsi. Les secrets de la matière ne sont pas fermés à la recherche humaine, encore que, de toute évidence, à l’heure actuelle elle n’en ait percé qu’un nombre dérisoirement petit, et que, d’autre part, on soit épouvanté de ce que les hommes peuvent en faire, dans leur folie !

Mais ils n’iront jamais au-delà de ce que Dieu permet. Comme il a arrêté jadis ces bâtisseurs, il arrêtera l’essor humain quand Il le trouvera bon ; et ce sera pour juger en justice la Terre habitée tout entière. Dieu tient en sa main le souffle de l’homme, et Il lui suffit de bien peu de chose pour changer le cours de l’histoire, et pour y mettre fin.

Enfin, que l’homme aille plus avant encore dans la connaissance et l’emploi des énergies nucléaires ou autres, qu’il atteigne les astres, cela ne lui donne pas un atome de la vraie sagesse et de la vraie intelligence. Malgré tout ce que ses œuvres nous enseignent, Dieu n’est point seulement connu par elles, Il l’est par sa Parole, reçue par la foi, dans cette « crainte de Dieu » qui « est le commencement de la sagesse ».

 

D’après le salut de Dieu 1969