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CORONA 24

Le sacrifice pour le péché

 

Parler sur le sacrifice pour le péché nous amène à la source du péché. C’est un mot qui veut dire, entre autres : être et agir contre la volonté de Dieu. L’idéal avait été donné à Adam et Ève : placés dans un jardin de délices, avec la pureté de l’innocence, accompagnés d’une position royale au-dessus des animaux, ils devaient respecter une seule ordonnance, qui symbolisait la suprématie de Dieu sur l’homme. Adam avait accès en toute liberté à l’arbre de vie, placé au centre du jardin. L’arbre de la connaissance du bien et du mal était aussi dans le jardin, mais il lui était défendu. « Et l’Éternel Dieu commanda à l’homme, disant : Tu mangeras librement de tout arbre du jardin ; mais de l’arbre de la connaissance du bien et du mal, tu n’en mangeras pas ; car, au jour que tu en mangeras, tu mourras certainement » (Gen. 2. 16).
Satan, ange déchu, apparaît sous la forme du serpent et se présente à Ève pour jeter le doute sur le commandement de Dieu. « Et le serpent dit à la femme : Vous ne mourrez point certainement ; car Dieu sait qu’au jour où vous en mangerez vos yeux seront ouverts, et vous serez comme Dieu, connaissant le bien et le mal » (Gen. 3. 4). La première intervention du diable est un mensonge : « vous ne mourrez point ». Le Seigneur Jésus a dit du diable : « lui a été meurtrier dès le commencement, et il n’a pas persévéré dans la vérité, car il n’y a pas de vérité en lui. Quand il profère le mensonge, il parle de son propre fonds, car il est menteur, et le père du mensonge » (Jean 8. 44). La deuxième intervention du diable fut : « vous serez comme Dieu » ; cela revenait à dire : Dieu vous prive de Lui être égal, alors, mangez du fruit de l’arbre défendu pour être comme Lui, connaissant le bien et le mal. Le menteur ne pouvait faire autrement, lui qui avait voulu s’élever au-dessus de Dieu (lire : És. 14. 12 à 14 ; Éz. 28. 2 à 19). Les rois de Babylone et de Tyr sont une figure de Satan, qui était derrière eux. Ces rois étaient animés du même esprit que le serpent ancien (Apoc. 20. 2). Ève fut séduite et mangea du fruit défendu et elle en donna à Adam, qui en mangea lui aussi.
« Et les yeux de tous deux furent ouverts, et ils connurent qu’ils étaient nus ». Quel fut leur premier réflexe ? Essayer de réparer par eux-mêmes le résultat de leur désobéissance : « Ils cousirent ensemble des feuilles de figuier et s’en firent des ceintures » (Gen. 3. 7). Aujourd’hui, nombreux sont les hommes et les femmes qui font toutes sortes de bonnes œuvres, allument des lampions, font tourner des moulins à prières, etc., dans le but de se protéger des mauvais esprits et même d’atteindre à Dieu. Le mensonge de Satan se perpétue, incitant les hommes à devenir des dieux, ou d’accéder par eux-mêmes à Dieu. Il exploite la crainte de la mort, pour les tenir, « pendant toute leur vie, assujettis à la servitude » (Héb. 2. 15).
Cela n’empêche pas que la sentence de Dieu « qui ne peut mentir » (Tite 1. 2), c’est la mort. La mort physique, oui ! Mais aussi la mort éternelle, une mort spirituelle ! En Éden, à la suite du péché de l’homme, l’accès à l’arbre de vie fut fermé ! Adam et Ève furent chassés du Jardin. Désormais, sans l’intervention de Dieu, l’homme n’aurait plus accès à Sa présence.
Dans Sa grâce, « l’Éternel Dieu fit à Adam et à sa femme des vêtements de peau, et les revêtit » (Gen. 3. 21). Il fallut la mort d’animaux pour que l’homme soit couvert. Il fallait un substitut.
Malgré cela, les conséquences de la chute demeuraient : « … par un seul homme le péché est entré dans le monde, et par le péché la mort, et… la mort a passé à tous les hommes, en ce que tous ont péché » (Rom. 5. 12). « … tous ont péché et n’atteignent pas à la gloire de Dieu », ou « sont privés de la gloire de Dieu » (Rom. 3. 23). Abel comprit que, pour plaire à Dieu, il devait offrir en « offrande à l’Éternel,… des premiers-nés de son troupeau, et de leur graisse » (Gen. 4. 4). Il le fit par la foi (Héb. 11. 4). Abel fut tué par Caïn qui était du méchant. « Et pour quelle raison le tua-t-il ? Parce que ses œuvres étaient mauvaises et que celles de son frère étaient justes » (1 Jean 3. 12). Un troisième fils naquit à Adam, qu’il appela : « Seth, et à lui aussi, naquit un fils ; et il appela son nom Énosh. Alors on commença à invoquer le nom de l’Éternel » (Gen. 4. 26). Dès la chute d’Adam, en 1550 ans d’histoire, la violence devint telle que Dieu décida d’anéantir la race humaine et sauva au travers de l’arche, Noé et sa famille, en tout huit personnes. Seulement huit justes sur la terre au moment du déluge ? Terribles conséquences du péché !
Noé, Abraham, ses fils, puis Moïse et les fils d’Israël, s’approchèrent de Dieu par des sacrifices sanglants. Ils furent justifiés sur le principe de la foi. Dieu pouvait le faire parce qu’Il anticipait la venue dans le monde de Son Fils qui, dans « le conseil défini » (Act. 2. 23), avait dit : « Au sacrifice et à l’offrande de gâteau tu n’as pas pris plaisir : tu m’as creusé des oreilles ; tu n’as pas demandé d’holocauste ni de sacrifice pour le péché. Alors j’ai dit : Voici, je viens ; il est écrit de moi dans le rouleau du livre. C’est mes délices, ô mon Dieu, de faire ce qui est ton bon plaisir » (Ps. 40. 6 à 8). Dieu ne put prendre plaisir aux sacrifices offerts sous la loi, quand même ils avaient été nécessaires. Quand le Fils entre dans le monde, aucun holocauste n’est requis parce qu’il est sans péché. Il n’en a commis aucun, ni dans son esprit, ni dans ses actions.
Jésus est venu dans un corps d’homme pour accomplir la volonté de Dieu et : « C’est par cette volonté que nous avons été sanctifiés, par l’offrande du corps de Jésus Christ [faite] une fois pour toutes » (Héb. 10. 10). « Le sang du Christ, qui, par l’Esprit éternel, s’est offert lui-même à Dieu sans tache » (Héb. 9. 14), nous purifie de toute iniquité. C’est Lui qui nous a ouvert définitivement l’accès à Dieu, c’est Lui qui nous donne la vie éternelle.
Jésus-Christ est « l’Agneau de Dieu qui ôte le péché du monde » (Jean 1. 29). Par Sa mort sur la croix, Il a posé la base pour ôter définitivement le péché du monde. Cela ne sera effectif que dans les nouveaux cieux et la nouvelle terre. Jusque-là, le péché existe, et existera encore dans le millénium. Le cœur de l’homme ne changera pas, et au bout des mille ans, quand Satan sera délié de sa prison, Dieu mettra cela en évidence. Mais la foi en la mort et en la résurrection de Jésus-Christ donne la vie éternelle à quiconque croit ! Les sacrifices pour le péché, démontrés dans le livre du Lévitique, nous donnerons à considérer la valeur de l’œuvre de la croix pour nous présentement, en regard de nos manquements. Thème à venir, si notre Seigneur le veut.